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RDC : Selon GEC, le clan Kabila devrait éviter les conflits d’intérêts !

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RDC : Selon le GEC, le clan Kabila devrait éviter les conflits d’intérêts !

Le Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila et sa famille disposent de plus de 80 entreprises en RDC et à l’étranger, a révélé ce jeudi 20 Juillet 2017 le Groupe d’Etudes sur le Congo (GEC). Ce rapport de 52 pages identifie cet empire d’entreprises qui s’étend dans plusieurs secteurs d’activités : agriculture, mines, banque, immobilier, télécommunications, compagnies aériennes, etc. Il en fait des liens avec le clan Kabila et recommande à ce dernier de placer ses intérêts commerciaux dans un « trust » géré indépendamment pour éviter d’éventuels conflits d’intérêts.

« Le président Kabila et sa famille sont autorisés à s’engager dans des affaires privées, bien que la loi congolaise impose des contraintes sur leurs investissements. Nous ne prévoyons pas suggérer ou impliquer que des personnes, des sociétés ou d’autres entités incluses dans le présent rapport et le site Web ont enfreint la loi ou ont agi de manière incorrecte », précise le GEC.

La démarche de cette enquête, qui a creusé les profondeurs du réseau d’affaires du clan présidentiel durant 20 mois, indique le Rapport, a pour objectif de promouvoir une plus grande redevabilité de la part de l’élite politique  et de renforcer les contrôles inscrits dans la constitution.

« Ce rapport se limite à notre enquête sur les entreprises familiales de Kabila et ne vise pas à être une comptabilité complète des divers flux de revenus de la famille. Nous ne concluons pas non plus que les exploitations de la famille sont nécessairement illégales ou corrompues. Cependant, certaines exploitations de la famille peuvent enfreindre la loi ou les codes congolais, tandis que d’autres entreprises suscitent de sérieuses questions de conflit d’intérêts », a indiqué Jason Stearns dans ce Rapport.

Les 10 recommandations du GEC.

A ce sujet précis, le GEC évoque notamment de nombreuses licences d’exploitation minière qui ont été octroyées par le Ministère des Mines à une société contrôlée par Jaynet Kabila en violation des prescrits du Code minier ; des millions de dollars gagnés par les entreprises de Zoé Kabila grâce à des joint-ventures et des contrats de sous-traitance dans le secteur minier ;  d’importants contrats publics, y compris pour la délivrance de permis de conduire dont ont bénéficié les entreprises familiales.

Il soupçonne également l’implication d’au moins une entreprise familiale dans un accord d’extraction de cuivre controversé en 2011 qui avait conduit le Fonds Monétaire International à suspendre son programme de prêt d’un demi-milliard de dollars au Congo. Et ce, sans oublier que certains biens commerciaux de la famille sont protégés ou surveillés par la Garde républicaine, ce qui est probablement en dehors du mandat légal de cette force.

« Les investissements de la famille Kabila auront certainement une influence sur ses prises de décision durant la transition politique actuelle. […] En même temps que ce rapport analyse le patrimoine de la famille présidentielle, il apparaît évident que des membres de l’élite de toutes les tendances de la classe politique ont abusé de leur position pour s’enrichir personnellement », a déploré le GEC.

Cliquer pour lire : Les Richesses du Président, Rapport publié par GEC

D’où, la pertinence des recommandations formulées au Parlement et à l’Exécutif pour renfoncer le contrôle et améliorer la transparence autour du patrimoine et les affaires des acteurs politiques commis à des charges publiques.

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