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Afrique : 5 pistes pour booster l’innovation dans le financement du continent !

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Afrique : 5 pistes pour booster l'innovation dans le financement du continent ! 1

La Commission Économique pour l’Afrique, CEA vient de publier un nouveau rapport intitulé :« Financements innovants pour le développement des entreprises en Afrique ». Ce rapport économique 2020 sur l’Afrique publié au mois de décembre dernier, met en lumière la nécessité de pousser davantage dans les financements innovants pour ainsi doper la reprise des entreprises, ce qui assurerait une relance économique pérenne pour le continent. Ainsi, les experts proposent cinq pistes pour booster l’innovation dans le financement du continent Africain.

Ces dernières décennies, le continent Africain a bâti de solides fondamentaux mais malheureusement cet élan a été court-circuitée par la pandémie de Covid-19. L’une des conséquences est que le Sud du Sahara connaitrait en 2020 sa première précession en 25 ans. La CEA, quant à elle, table sur une croissance du PIB du continent entre 1,8% et -4,1% cette année.

Vera Songwe, Secrétaire Exécutive de la Commission Économique pour l’Afrique (CEA), « le secteur privé en Afrique est un puissant moteur pour la croissance économique et a le potentiel de faire passer les économies à faible revenu à un statut d’économies à revenu intermédiaire ».

A lui d’ajouter, « au niveau mondial, le secteur privé génère plus de 70% des emplois, invente, conçoit et produit la plupart des biens et services qui se traduisent par une valeur ajoutée et contribuent à plus de 80% des recettes publiques des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire par le biais de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu des salariés. Mais en Afrique, l’indisponibilité de financement a été identifiée comme l’obstacle le plus grave à la conduite des affaires ».

Ainsi, pour renforcer l’innovation dans le financement des entreprises africaines, la CEA identifient ainsi cinq pistes.

Primo, l’appui des gouvernements au secteur financier. Ce qui permettra une mobilisation de financements à court terme (un financement bancaire) et de financement à long terme qui passera par les banques de développement au bénéfice des industries. Tout

A cela, il faut ajouter des actions gouvernementales pour constituer un écosystème favorable au développement du secteur privé et ainsi porter les investissements à 35, voire 40% du PIB.

Secundo, l’effort des Etats pour la création d’un cadre réglementaire propice au développement des entreprises de tout type via toute forme de financement.

Tertio, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le ZLECAf, a l’ambition de constituer un marché de 1,7 milliard de consommateurs, ce qui représente un PIB de plus de 2 500 milliards de dollars.

Sa mise en œuvre devra contribuer à l’amélioration des marchés financiers africains en permettant « une cotation croisée, une tarification efficace, une compétitivité accrue dans les chaînes de valeur régionales et mondiales et davantage de possibilités de financement innovant des entreprises ».

Quarto, l’utilisation des ressources nationales en monnaie locale. Cela a pour avantage d’accroître le financement privé à long terme notamment les investissements dans les infrastructures et le développement de la fintech pour fournir diverses alternatives de financement.

Quinto, approfondir les marchés des capitaux et augmenter l’échelle des banques de développement. Ce qui pourrait, in fine, révolutionner l’accès des entreprises au financement.

Avec ces cinq pistes de solution, le continent pourra renforcer l’innovation dans le financement des entreprises africaines. Car, avec la pandémie à Coronavirus, les entreprises ont été considérablement mises à mal.

En effet, les exportateurs du continent ont essuyé des pertes considérables suite à la dégringolade des prix de plus de 2/3 des matières premières africaines : on parle de plus de -50% pour le pétrole ; -20% pour les métaux ; -26% pour le coton ; -6% pour le cacao.

Il faut souligner que la plupart des entreprises africaines sont des PME. Selon une enquête de l’Union africaine, 95% des PME africaines n’ont pas bénéficié d’appui gouvernemental pendant la crise sanitaire. En plus, ces entreprises ont à leur charge des moratoires sur les crédits décidés en pleine crise, une charge qui s’avère lourde alors qu’elles doivent faire face à leur engagement tout en redémarrant leur exploitation.

Les experts de la CEA sont formels, les cinq pistes évoquées, une fois bien appliquées, constituent la clé de voute pour renverser la tendance.

Nadine FULA

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