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Afrique : des experts gabonais et congolais se penchent sur la mise en place d’un réseau anti-corruption dans la zone CEMAC

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Afrique des experts gabonais et congolais se penchent sur la mise en place dun réseau anti corruption dans la zone CEMAC

Les experts congolais de l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) et ceux de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) de la République du Gabon ont échangé, ce jeudi 18 mai 2023, à Kinshasa sur la nécessité de la mise du du Réseau des institutions nationales anti-corruption (RINAC).

Au cours de ces échanges co-animés par le Coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, et le chef de la délégation gabonaise, Jean Faustin Ndomba, les deux parties ont passé en revue les différents textes créant cette structure qui devra permettre aux Etats de l’Afrique centrale de fédérer leurs efforts dans la lutte contre la corruption.

La partie congolaise représentée par l’APLC a loué l’initiative de la mise en œuvre de cette structure et a assuré de la disponibilité de la République Démocratique du Congo à accompagner la mise en place du RINAC et ainsi combler ce vide au niveau régional.

L’absence d’une telle structure, note l’APLC, ne facilite pas aux Etats de faire le travail de la lutte contre la corruption de manière efficiente.

Afrique des experts gabonais et congolais se penchent sur la mise en place dun réseau anti corruption dans la zone CEMAC 1

« Nous sommes la seule sous-région où il n’existe pas encore un réseau de lutte contre la corruption. Il s’agit de mettre en relation les agences et les autorités anti-corruption de l’Afrique centrale, échanger des informations mais également voir dans quelles mesures travailler sur les enquêtes et le blanchiment d’argent. Aujourd’hui nous avons reçu officiellement les documents relatifs à la mise en place du RINAC que nous allons examiner et apporter des améliorations. », a dit Thierry Mbulamoko.

Le Coordonnateur de l’APLC estime que la mise en place de cette structure permettra à l’Afrique centrale de renforcer les mesures de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans la région.

Pour sa part, Jean Faustin Ndomba, fait savoir que la corruption n’a pas de frontières autant que la criminalité financière.

« Donc, il faut tout faire pour combler rapidement ce vide dans la sous-région afin de donner une chance à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de renforcer la lutte anti corruption. », a-t-il souligné.

Jean Faustin Ndomba a sollicité l’appui financier du Gouvernement congolais pour permettre à cette institution d’accomplir les missions qui lui sont assignées.

En octobre 2015, la ville de Libreville au Gabon a abrité les travaux relatifs à la lutte contre la corruption dans les pays membres de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Une quarantaine de responsables des institutions nationales de lutte contre la corruption se sont réunis avec pour objectif la mise en synergie des efforts et le renforcement des compétences.

Au terme des travaux, les membres du Comité exécutif transitoire du Réseau des institutions nationales anti corruption d’Afrique centrale (RINAC) ont été choisis.

Ainsi, M. Dieudonné Odounga Awassi, président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), a été chargé de mettre en œuvre la feuille de route pour la période transitoire.

Sous réserve des amendements proposés, les délégués ont, en outre, adopté « les textes fondateurs du RINAC (espace CEEAC), notamment les Statuts, le Règlement intérieur et financier, ainsi que le Code d’éthique et de déontologie ».

Dans la Déclaration dite de Libreville, les participants ont exhorté « la CEA, la CEEAC, l’UA, la BAD, le PNUD, la Banque mondiale, les organisations internationales, ainsi que les autres partenaires techniques et financiers à appuyer les pays d’Afrique centrale pour rendre opérationnel le RINAC en lui apportant les moyens financiers, matériels et logistiques nécessaires pour son fonctionnement. »

L’atelier, co-organisé par la Commission économique des Nations-unies pour l’Afrique (CEA) et la CNLCEI, s’est achevé sur un appel du Ministre gabonais du Travail et de l’Emploi, Simon Ntoutoume-Emane. Ce dernier a demandé aux institutions membres du Réseau d’« agir pour plus d’efficacité afin de multiplier les résultats ».

Le RINAC est cette plateforme qui doit permettre, entre autres, de renforcer les capacités de ses membres, accroître le partage des connaissances, d’informations et de bonnes pratiques afin de mieux lutter contre la corruption dans la sous-région. Il s’agit d’une association publique indépendante qui a pour mission de coordonner les stratégies et actions de lutte contre la corruption transfrontalière et dans les pays membres du réseau.

Mitterrand MASAMUNA

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