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Bandubola : « la structure de prix du carburant doit être respectée, l’Etat a pris acte des plaintes des pétroliers »

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RDC : Prix du carburant à la pompe, Acacia Bandubola en appelle à l’apaisement!

En pleine grogne des opérateurs économiques du secteur pétrolier en Rd Congo, la ministre de l’Economie nationale, Acacia Bandubola, a appelé a appelé à l’apaisement.

Elle a invité cette corporation à laisser l’Etat étudier minutieusement la question avant un quelconque réajustement de la structure de prix du carburant.

« La structure des prix doit être respectée. C’est le ministère de l’économie nationale qui fixe les prix des produits pétroliers. Il faudrait que les opérateurs économiques respectent ces structures des prix. En bon père de famille, l’Etat a pris acte des revendications des uns et des autres et va y remédier au moment opportun », a-t-elle prévenu dans une vidéo postée sur son compte Facebook.

Entre-temps, soutient la ministre de l’Economie nationale, le Gouvernement examine les plaintes des pétroliers dans l’optique de protéger ce secteur vital pour l’économie nationale.

A elle d’ajouter : « le taux de change est un paramètre important dans la détermination de la structure de prix. La Banque centrale du Congo (BCC) est en train de stabiliser le taux de change afin que nous ayons un taux de change consensuel qui pourra être pris en compte dans la structure des prix. Une structure des prix qui ne sera finalement pas rejetée par les uns et les autres et qui tiendra compte de toutes ces réalités ».

A RE(LIRE) : la grève de la corporation pétrolière fait grimper le litre de carburant 2 880 CDF à Lubumbashi

Pour la ministre de l’Economie, les agitateurs sont ceux qui ne font pas partie de la corporation d’opérateurs pétroliers.

« Il faut dire que nous sommes en train de travailler avec les majors, les indépendants. Les gens qui veulent forcer la main à l’Etat, nous les connaissons. Ce n’est pas la corporation, encore moins le secteur pétrolier dans son ensemble », s’est-elle indignée.

Acacia Bandubola rappelle qu’à l’international, le prix du baril a commencé à baisser depuis mars 2019. Le Prix moyen frontier (PMF) a baissé en faveur des pétroliers. Et depuis 2018 jusqu’en 2020, s’étonne la ministre, il n’y a pas eu de grèves alors qu’il y avait des fluctuations à la baisse de l’un des éléments déterminants.

Maintenant que la PMF est en train de remonter après le confinement suite au Coronavirus, la ministre de l’Economie pense qu’il faudrait que les parties prenantes se mettent ensemble pour travailler et trouver des solutions, tant pour l’intérêt de la population que des partenaires du gouvernement.

« Je pense que si la roue tourne en faveur des opérateurs économiques, l’Etat va prendre ses responsabilités. L’Etat a eu à gérer le prix du carburant de 2018 à 2020. Il a pris en charge le manque à gagner. Ce sont ce genre de négociations que l’Etat poursuit avec ses partenaires, pour finalement résoudre les problèmes des uns et des autres. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un prix directeur qui a un impact sur la vie de la population que nous sommes en train de vouloir gérer en ce temps difficile. Nous sommes là pour protéger l’industrie locale. Notre objectif n’est pas de décapitaliser les entreprises, mais de plutôt pousser les entreprises à avancer et à faire mieux », a indiqué Acacia Bandubola.

La ministre de l’Economie met ainsi en garde les opérateurs économiques qui ont l’habitude de profiter d’une situation quelconque pour faire agiter la population.

Car, il en va également de l’intérêt de la nation, étant donné que le pétrole est un produit stratégique dont la fixation des prix est l’exclusivité de l’Etat congolais.

Il y a quelques heures, les opérateurs économiques membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont entamé un mouvement de grève dans la province du Haut-Katanga, si la structure de prix du carburant n’est pas réajustée.

Une situation qui paralyse les activités dans cette partie du pays. Alors que dans la partie ouest de la Rd Congo, la menace de la corporation pétrolière est pressante.

Olivier KAMO

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