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Centrafrique : les normes contribuant à préserver la stabilité du système bancaire peu respectées (Bloomfield)

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En Centrafrique, l’écosystème bancaire est voué à l’inobservation des normes prudentielles visant à garantir la solidité du système bancaire. C’est ce qu’indique l’agence de notation financière Bloomfield Investment dans son premier rapport de notation souveraine du pays de Bokassa pour l’année 2023.

« A fin avril 2023, seules 4 des 9 normes prudentielles édictées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), pour apprécier la liquidité et la solvabilité des établissements de crédit placés sous son contrôle, étaient respectées par l’ensemble des banques en activité en Centrafrique (RCA). », indique la source.

En effet, le secteur bancaire centrafricain est constitué de quatre (4) banques en activités à savoir la Banque populaire Maroco-centrafricaine, la Banque saharienne pour l’investissement et le commerce en Centrafrique, la BGFI Bank Centrafrique et Ecobank Centrafrique.

Elles disposent de 19 guichets pour 153.331 comptes à fin 2022, et ont affiché une bonne dynamique de croissance sur la période allant de fin avril 2021 à fin avril 2023, note Bloomfield Investment.

Cet état des choses a impacté sa trajectoire de croissance, modifiant ainsi le total bilan de l’écosystème bancaire.
Le total bilan des banques étant augmenté de 28,8 % entre avril 2021 et avril 2023, les dépôts collectés se sont accrus de 14,8 %, les crédits bruts à la clientèle ont progressé de 27,8 % et la qualité du crédit s’est légèrement améliorée sur la période.

Il sied d’indiquer que la République centrafricaine jouit d’une population fragilisée par la pauvreté.

En effet, le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil national de pauvreté (722
Francs CFA par tête jour) s’élève à 68,8% en 2021, ce qui correspond à plus de 4 millions de personnes pauvres.
Relativement au milieu de résidence, le nombre de pauvres est pratiquement deux fois plus important en milieu rural (64%) qu’en milieu urbain (36%).

En ce qui concerne la situation de l’emploi, elle demeure également préoccupante avec 42,5% de femmes et 28% d’hommes au chômage en 2020.

L’indice de développement humain (IDH) de la Centrafrique est parmi les plus faibles au monde.

Selon le classement PNUD de l’IDH, le score de la République centrafricaine est passé de 0,405 en 2018 à 0,404 en 2021, ce qui correspond à la 188ème place sur 191 pays évalués.

Flory Musiswa/Stagiaire

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