Quantcast
Connect with us

a la une

Conflit Russie-Ukraine : l’Afrique subsaharienne risque de subir les affres des importations accrues

Avatar of La Rédaction

Published

on

Afrique Subsaharienne

Alors que le continent se remettait progressivement de la pandémie liée à la Covid-19, la crise russo-ukrainienne n’a fait que bouleverser les progrès.

De nombreux pays de l’Afrique subsaharienne sont aujourd’hui particulièrement vulnérables aux retombées de l’invasion ukrainienne par la Russie, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, de la réduction du tourisme et des difficultés potentielles d’accès aux marchés de capitaux internationaux.

Pour bon nombre d’analystes, le conflit survient alors que la plupart des pays disposent d’une marge de manœuvre minime pour contrer les effets de ce choc. Une situation qui, si l’on n’y prend garde, risque d’aggraver les pressions socioéconomiques, la vulnérabilité liée à la dette publique et les séquelles de la pandémie auxquelles étaient déjà confrontés des millions de ménages et d’entreprises.

Selon les récentes statistiques de FAO, les prix record du blé sont particulièrement préoccupants pour une région (Afrique subsaharienne) dont les importations représentent environ 85 % de l’approvisionnement dont un tiers provient de la Russie ou de l’Ukraine.

Notons par ailleurs que dans une déclaration faite le 10 mars 2022 par la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva à l’issue d’une réunion avec la CEA et les Ministres africains des finances et les Gouverneurs des banques centrales sur l’impact de la crise en Ukraine, la Directrice du FMI a tiré la sonnette d’alarme.

« La guerre en Ukraine dévaste la vie de millions de personnes et affecte gravement l’économie ukrainienne. La guerre et les sanctions sans précédent imposées à la Russie ont des conséquences considérables. Ils arrivent à un moment délicat pour l’Afrique. », a déclaré Kristalina Georgieva.

Pour elle, « l’Afrique est particulièrement vulnérable aux impacts de la guerre en Ukraine par le biais de quatre canaux principaux : la hausse des prix des denrées alimentaires, la hausse des prix du carburant, la baisse des revenus du tourisme et potentiellement plus de difficulté à accéder aux marchés internationaux des capitaux ».

La Directrice générale du FMI pense que c’est un moment critique pour que la communauté internationale et les décideurs se réunissent.

Kristalina Georgieva s’est dit très encouragée par le « vif intérêt des décideurs africains à poursuivre notre dialogue sur les réponses politiques ». Elle a noté, en particulier, des préoccupations importantes concernant la marge de manœuvre de politique intérieure limitée pour faire face de manière durable aux crises en cours.

Olivier KAFORO

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito

ZoomEco TV