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Constant Mutamba : « Covid-19 n’a pas impacté négativement sur le secteur minier en Rd Congo »

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Malgré les ravages et dégâts causés par la pandémie liée à la Covid-19, le secteur minier de la République démocratique du Congo (RDC) continue de mieux se comporter. La production minière atteint donc des proportions encourageantes, contrairement à certaines prédictions.

Mandataire en mines, Constant Mutamba dresse un tableau reluisant de la production minière pendant la période de la pandémie.

Dans une tribune écrite le 11 février 2021, Constant Mutamba marque son optimisme quant au futur du secteur minier congolais.

« L’apparition de la pandémie de covid-19 en République Démocratique du Congo au premier semestre de l’année 2020, était considérée par tous les analystes comme un phénomène qui allait sérieusement handicaper la production minière. Nombreux d’entre eux avaient, non sans raison, prédit la baisse de la production minière qui impacterait négativement sur le secteur économique du pays. Cependant, contrairement à toutes ces prédictions, la pandémie de Covid-19 n’a pas impacté négativement sur le secteur minier en République Démocratique du Congo. Les statistiques de la production minière de l’année 2020 indiquent une légère hausse de l’extraction minière par rapport à l’année 2019 », écrit-il.

S’appuyant sur des statistiques produites par les services compétents, Constant Mutamba affirme que « sur le marché international, il y a eu également une hausse significative des cours des matières premières, en l’occurrence, le cuivre et le cobalt ».

Actuellement, la tonne du cuivre se négocie à 8 000 USD, alors que la tonne du cobalt se vend à 35 000 USD. Ce qui, selon l’analyste, a impacté positivement sur l’économie de la République Démocratique du Congo, essentiellement tributaire des exportations des produits miniers, qui sont intégrés dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Plus de peur que de mal

Tout au début de la pandémie de covid-19, les mesures de restrictions et de confinement avaient semblé affecter l’approvisionnement des intrants et la fourniture des services et de la main d’œuvre qualifiée dont l’industrie minière avait besoin.

C’était le cas avec Glencore qui avait connu un retard sur l’arrivée des intrants pour la construction de son usine d’acide et avait dû renvoyer plus de 300 employés indiens, alors qu’une partie de son personnel était entrée en congé technique.

D’autres opérateurs miniers comme Kamoa Copper et Sicomines avaient mis leurs mines en quarantaine.

Parmi les mauvaises prédictions figure celle de Congo Challenge, un Think Tank dirigé par l’Ancien Premier Ministre Matata Ponyo. Celui-ci avait même prédit une baisse annuelle de 20% des recettes publiques sur les filières cuivre, cobalt et pétrole, hors revenus collectés par les sociétés d’Etat.

Selon ce bureau d’études, la pandémie pourrait plus affecter les droits de douane, qui sont les plus importants au titre de contribution du secteur minier au budget de l’Etat.

Cependant, à la clôture de l’exercice 2020, il s’est avéré qu’il y a eu plus de peur que de mal. La production minière s’est très bien comportée, à la surprise générale des opérateurs politiques, économiques et miniers.

De l’analyse comparative des données fournies, il ressort que la production du cuivre est passée de 1 420 386, 27 tonnes en 2019 à 1 587 459,35 tonnes en 2020. La production du cobalt, elle, est passée de 77 963,72 tonnes en 2019 à 85 855,60 tonnes en 2020. Quant au zinc, ce dernier est passé de 1 607,44 tonnes en 2019 à 15 305,38 tonnes en 2020.

Notons par ailleurs que toujours en 2020, la joint-venture Kibali, gérée par Barrick Gold en République Démocratique du Congo, a produit 808 134 onces d’or en 2020, atteignant ainsi le haut de gamme des prévisions de production pour l’année.

Cette performance est due à son exploitation souterraine qui a atteint une production mensuelle et trimestrielle record de minerai en décembre et au quatrième trimestre 2020.

Malheureusement, la hausse de la production minière en République Démocratique du Congo n’a jamais été ressentie dans le vécu quotidien des congolais. Situation qui ne s’explique pas.

D’où la nécessité pour le Gouvernement, estime Constant Mutamba, de redéfinir sa politique de rentabilité minière, à travers un cadre d’échanges avec les opérateurs miniers qui opèrent en République Démocratique du Congo.

Olivier KAMO

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