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Didier Budimbu : « la position de Greenpeace n’est pas plus importante que les attentes de 100 millions de congolais »

Les revendications de Greenpeace et des autres ONGs internationales qui militent pour l’annulation de l’attribution par le gouvernement congolais de droit d’exploitation des Hydrocarbures ne sont pas plus importantes que les attentes de plus de 100 millions de congolais qui veulent voir leur situation être changée par l’action politique, a déclaré le Ministre congolais des Hydrocarbures, Didier Budimbu.
Au cours d’une conférence de presse tenue le mardi 26 juillet 2022, le Ministre Didier Budimbu a dénoncé « une campagne de sabotage » des efforts du Gouvernement dans la mobilisation de ses ressources naturelles afin d’améliorer les conditions de vie de ses citoyens.
« Je pense que 100 000 signatures contre 100 millions d’habitants, le choix est clair. L’option que nous avons prise, c’est celle de pouvoir améliorer le quotidien des congolais à travers son économie. Donc, je pense que 100 000 signatures oui c’est bien mais il y a 100 millions de congolais qui attendent les retombées pour qu’ils puissent en avoir dans leurs assiettes. Donc, je pense que la réponse est assez claire. », a martelé Didier Budimbu.
D’après lui, une ONG ne peut pas dicter à un Gouvernement la marche à suivre.
« Aussi, nous savons qu’une ou des ONG ne peuvent pas dicter à un pays souverain la marche à suivre. Je pense qu’à la présidence, sûrement qu’ils ont reçu cela mais l’option est déjà prise et nous allons continuer ».
Après avoir envoyé une lettre aux différentes sociétés pétrolières dans le monde pour ne pas répondre à l’appel du Gouvernement congolais, Greenpeace Afrique a déposé, le lundi 25 juillet 2022, à la Présidence de la République, une pétition de plus de 100 000 signatures.
Dans cette pétition, Greenpeace Afrique recommande à Félix Tshisekedi de renoncer à la mise aux enchères de 27 blocs pétroliers et 3 gaziers situés dans le lac Kivu.
Cette position des ONGs internationales reste critiquée par le Gouvernement congolais. Celui-ci estime que ces ONGs internationales ne condamnent pas les actions des groupes armés dans les différents Parcs nationaux qui mettent en péril plusieurs espèces animales.


















