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Edito : Le budget du dialogue national ne devrait pas être sujet tabou

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Zoom Eco part du constat selon lequel tous les renseignements du dialogue national sont publiés sauf les aspects financiers. Rien n’est dit sur la hauteur du budget à prendre en charge par le gouvernement.

Dès lors qu’un seul dollar sortira du trésor public, il est tout à fait normal que par souci de Transparence et de Redevabilité, ce montant soit rendu public.
Les deniers publics appartiennent à l’Etat et les contribuables sont sensés savoir combien coûteront ces assises à la nation.

Loin de toute polémique et débats politiciens, il est évident que ce dialogue, prévu pour deux semaines avec deux cents délégués, engage des frais pour sa tenue.

Plusieurs postes du budget sont à couvrir : les fournitures, le fonctionnement d’un secrétariat technique (avec vécu bureautique), la mise à disposition d’une documentation (lois et textes légaux), la prise en charge des services protocole et le personnel d’appoint…
Considérant que la cité de l’Union Africaine abrite ce forum, deux grandes charges à couvrir. Il s’agit de la restauration et les perdiem.

Restauration. Normalement, deux pauses café et un repas devraient être prévus par jour. Si l’on considère le prix moyen d’un déjeuner de 15$ par personne et celui d’un repas avec boisson 50$ par personne (chez les traiteurs), le total journalier (pauses café et repas) pour 200 personnes représenterait 16 000$. Multiplié par 15 jours, ça donne 240 000$.

Quant au perdiem, le référentiel considéré ici serait selon certaines indiscrétions celui des Nations Unies, soit 285$ par jour. S’il faut allouer ce perdiem à chaque délégué, le calcul donnerait un montant journalier de 57 000$. L’addition des quinze jours donne un net de 855 000$.

Avec ces deux charges, on franchi déjà la barre du million de dollar sans compter d’autres frais non inclus mais indispensables.

« Pour soutenir ces coûts et avoir des ressources prévisibles, un fonds pour le dialogue est établi et alimenté par l’Etat congolais », peut ont lire à la page 8 de la feuille de route du Dialogue national inclusif signée par les parties.

Il y a lieu d’encourager le gouvernement à communiquer sur la prise en charge de ces assises. Le fonds pour le dialogue ne devrait pas être crypté ou sujet tabou pour le peuple d’autant plus que ce dialogue se tient dans transparence. Dites au peuple ce que ça va coûter.

Eric TSHIKUMA |Zoom Eco

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