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États-Unis : IVLP-2024, les journalistes invités à plus de vigilance face à la désinformation

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Près de la moitié de la population mondiale, soit 49%, sera concernée par une élection en 2024, selon des calculs de l’Agence France Presse (AFP).

Ces scrutins se dérouleront dans un contexte international troublé où la désinformation est utilisée comme une arme puissante.

Face à cela, les professionnels des médias sont invités à doubler de vigilance pour contrer ce fléau mondial. C’est ce qui explique la conférence animée, le mardi 13 février 2024, à Washington DC par Madame Donna Leinwand Leger, Présidente et Fondatrice de DC Media Strategies LLC devant les professionnels de médias de 12 pays africains venus aux États-Unis dans le cadre de International Vistors Leadership Programm, IVLP-2024.

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Madame Donna Leinwand Leger a rappelé qu’une trentaine de pays désigneront leur président, tandis que des élections parlementaires sont prévues dans 20 autres.

D’après les experts, les scrutins de 2024 seront soumis à un risque, plus ou moins important selon les pays; aux désinformations ainsi qu’à des manipulations liées à l’intelligence artificielle (IA).

Les États-Unis, l’Inde, la République Démocratique du Congo et plusieurs autres pays sont exposés à cette menace notamment la désinformation
qui est un ensemble de pratiques et techniques de communication visant à influencer l’opinion publique en diffusant volontairement des informations fausses, faussées ou biaisées.

Le terme est à distinguer de la mésinformation qui consiste à diffuser une information fausse de manière involontaire.

Les élections des États-Unis sont les plus attendues dans le monde entier car des dizaines de millions d’américains se rendront aux urnes ce jour-là pour désigner leurs « grands électeurs » chargés de choisir le prochain locataire de la Maison Blanche.

La 605ᵉ élection présidentielle américaine aura probablement des airs du déjà-vu, avec un match retour attendu entre le président démocrate sortant, Joe Biden, 81 ans aujourd’hui, et son prédécesseur républicain, Donald Trump, 77 ans.

La RDC, parmi le pays représenté à IVLP de cette année, a déjà vécu son calvaire avec les récentes élections.

Pour une première fois dans l’histoire de ce pays, Internet n’était pas coupé pendant la période électorale. La population a fait face à toutes sortes de désinformation exposant plusieurs candidats à la présidentielle et autres scrutins. Une guerre médiatique était observée entre les différents candidats et elle continue encore car le processus électoral n’est pas totalement achevé.

Les participants à IVLP ont réfléchi sur les questions : Qui protège la population face à la désinformation ? Comment la protéger ? Peut-on prévenir la désinformation ?

D’après Madame Donna Leinwand Leger, ce sont les professionnels des médias qui protègent la population face à la désinformation. Ils ont le rôle et le devoir de donner la bonne information pour contrer la désinformation. Malheureusement, aucun pays ne peut empêcher ce fléau de voir le jour ni de faire son chemin. Mais il est du devoir des journalistes de se poser des questions sur la source, de vérifier et d’alerter la population qui est exposée.

Pendant la période électorale, plusieurs candidats recourent à ce système pour nuire à leurs adversaires utilisant ainsi l’intelligence artificielle, IA.

Grace à l’IA, on peut créer des chabots, des faux articles dans de faux sites. Ce dernier phénomène appelé communément Pink Slime News, des sites d’actualité partisans créent des faux articles pour semer la désinformation.

Aux États-Unis, en cette année électorale, le nombre de Pink a augmenté et les experts prédisent la création de 1.600 sites.

Hormis les Pink Slime News, les détracteurs recourent aussi aux réseaux sociaux avec leurs différentes plateformes (Facebook, Twitter, X, Tik tok et autres). Ici, il faut souligner qu’il est impossible d’empêcher la publicité de fausses informations dans les réseaux sociaux. La seule solution, publier de bonnes informations en recourant aux professionnels de médias sérieux.
Aussi, les journalistes sont invités à se former sur les outils du factchecking. Ce qui leur facilitera la détection des fakenews.

Au cours de cette conférence, le représentant de chaque pays a partagé son expérience sur comment ce phénomène est géré dans leur fief.

Après ces échanges, les participants à IVLP ont rencontré un groupe de responsables au Département d’Etat américain pour une séance de travail. Au menu, la lutte contre la désinformation ; les efforts visant à soutenir et à promouvoir la liberté de la presse et les programmes des médias dans la région Afrique. Ici, les deux parties ont évoqué les stratégies pour améliorer la collaboration entre la presse et les représentations américaines dans les différentes ambassades en Afrique.

Nadine FULA
Participante IVLP-2024
Washington DC / USA

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