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Justice : Kamerhe, victime politique du FCC et de l’UDPS (Tribune)

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Justice : Kamerhe, victime politique du FCC et de l'UDPS (Tribune) 1

Kamerhe mérite-il vraiment la prison ? Apparemment Non, si on scrute bien les propos tenus lors de sorties médiatiques des décideurs politiques de l’UDPS et du PPRD.

Aujourd’hui, les deux partis se déballent au grand jour. Chacun accusant l’autre d’avoir monté un coup contre Vital Kamerhe.

Décidemment, l’arrestation du Dircab du chef de l’État a été bien planifiée. L’objectif était  d’éliminer un adversaire politique gênant. Le temps à toujours raison. Maintenant  que le mariage vole en éclats, tout le monde crache le morceau.

Kabuya a dégainé sur Top Congo. Il n’a pas porté les gants pour charger le FCC. Le secrétaire général de l’Udps a accusé ouvertement la famille politique de Joseph Kabila d’avoir orchestré l’arrestation du leader de l’UNC. Grave comme déclaration.

Où est la justice ? Où l’État de droit si on doit faire croupir un adversaire politique pour l’éliminer parce qu’il brille. Ce procès bidon télévisé n’a été qu’un prétexte fallacieux.

En plus, Augustin Kabuya démontre noir sur blanc que Kamerhe ne mérite pas la prison. S’il est en prison, ce n’est pas à cause du détournement dans le dossier des maisons préfabriquées mais ce sont plutôt les officines politiques du FCC ont décidé de  clouer Kamerhe.

D’ailleurs, Shadary s’était bombé le torse en rappelant que le gros poisson a été arrêté parce que le PPRD avait décidé que la justice se mette en branle.

Malgré cette déclaration, le FCC, de son côté, pointe du doigt l’Udps. Il rejette en bloc toutes ces accusations. C’est l’Udps qui a enterré Kamerhe pour l’empêcher d’insister sur le respect de l’accord de Nairobi, explique un cadre de premier rang de l’Udps.

Visiblement, Kamerhe n’est qu’un bouc émissaire. Son aura et sa notoriété dérangent. Depuis le début du procès jusqu’à sa condamnation au premier degré, le ministère public a été incapable de prouver sa culpabilité.

Sur injonction des mêmes mains noires, il a été condamné au maximum des peines. Une monstruosité. Pourtant, les autres accusés dans le dossier des sauts-de-mouton, ont été condamnés à moins de cinq ans de prison. Les plus adulés ont bénéficié de la requalification de leurs peines.

Quelle justice à double vitesse ? Pas question de trop réfléchir. La justice a été instrumentalisée pour écarter Kamerhe de la course à la présidentielle de 2023.

Bizarrement, les faits pour lesquels VK a été injustement condamné, sont remis en cause par le gouvernement. Lors d’une réunion présidée par le premier ministre, Sylvestre Ilunga, il avait été reconnu que les containers des maisons préfabriquées traînaient à Dar-es-salam et à Lobito.

La Tanzanie et l’Angola menacent de saisir ces containers qui traînent aux ports de Dar-es-salam ( 167 ), Lobito ( 180 ) et  à Matadi ( 31).

Tout démontre que Kamerhe est un prisonnier politique. Maintenant où est la justice dans tout ça ? La conclusion est simple. VK a été victime d’un calcul politique. Il a été au centre d’une machination politique. Que vont dire ceux qui diabolisaient Kamerhe ? Le dossier est vide mais très politique.

Voilà pourquoi les voix s’élèvent de partout pour demander la libération sans condition du Directeur de cabinet politique du chef de l’État.

Le simulacre de procès a été tout simplement une honte pour l’État de droit tant vanté. Maintenant que l’UDPS et le PPRD reconnaissent qu’ils ont arbitrairement jetés en Kamerhe en prison, que cette justice manipulée le libère.

Olivier Tshibumbu, avocat au Barreau de Paris

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