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Lieutenant-Général Constant Ndima : « Nous allons récupérer notre chère Bunagana »

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La cité de Bunagana située dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) est sous occupation des terroristes du M23 depuis trois mois avec le soutien de l’artillerie et des militaires de l’armée du Rwanda.

Cette situation a été à l’origine du mouvement de contestation des populations contre la présence de la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) à travers les principales villes de la province du Nord-Kivu.

Dans un briefing avec la presse, le samedi 10 septembre 2022, le Lieutenant-Général Constant Ndima, Gouverneur militaire de province du Nord-Kivu, a exprimé la détermination des forces de sécurité de la République Démocratique du Congo à récupérer, coûte que coûte, la situation.

« La cité de Bunagana est occupée depuis trois mois. Nous sommes des militaires. Nous sommes en opérations. Je sais que ça fait très mal. C’est notre territoire. Nous devons coûte que coûte récupérer la situation. », a-t-il déclaré.

Alors que les opérations militaires menées conjointement par les Forces armées de la RDC (FARDC) et la MONUSCO contre les terroristes (ADF-MTM), les forces négatives (FDLR) et autres groupes armés locaux (Mai Mai) engrangaient des résultats importants, la résurgence des rebelles du M23 a fauché le plan opérationnel en cours d’exécution sur terrain.

« Avec la résurgence du M23 soutenu par le Rwanda, on n’est plus en face d’un simple groupe armé. Notre tactique doit s’adapter à la réalité du terrain. On ne va pas pour essayer (comme on dit en lingala : tokeyi naino komeka. Non). », a expliqué le Gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Et de marteler : « Nous allons récupérer notre chère Bunagana ».

Des déplacés en détresse

Selon les statistiques des autorités militaires, l’incursion des terroristes du M23 dans la cité de Bunagana a provoqué le déplacement de plus de 9 700 personnes de l’autre côté de la frontière en Ouganda.

Au point de vue humanitaire, les populations déplacées de Bunagana vivent un calvaire.

Outre la problématique de la scolarité de nombreux enfants qui figurent parmi les déplacés de Bunagana, l’on observe une quasi absence d’aide humanitaire pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Pour le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, la situation humanitaire des déplacés de Bunagana reste préoccupante.

« J’étais à Kinshasa la semaine dernière pour discuter de la question [des déplacés de Bunagana] avec le Ministre en charge des Affaires humanitaires car les besoins dépassent nos moyens de la province. Le Ministre des Affaires humanitaires s’est montré très réceptif et il n’hésite pas de voir ensemble avec le Gouvernement comment donner des réponses adéquates. », a dit le Lieutenant-Général Constant Ndima.

Située à la frontière avec l’Ouganda et non loin du Rwanda, la cité de Bunagana a une grande importance stratégique commerciale et militaire.

A en croire des sources locales, la cité de Bunagana constitue un triangle de plusieurs kilomètres où transitent des marchandises pouvant générer des recettes mensuelles de l’ordre d’environ un million de dollars américains.

Le flux commercial via Bunagana étant tellement important que son occupation par les terroristes du M23 aurait sans doute pour but d’asphyxier la ville de Goma, avancent les mêmes sources.

Signalons par ailleurs que Bunagana est aussi stratégique dans les échanges commerciaux transfrontaliers entre le Nord-Kivu et les pays voisins en l’occurrence l’Ouganda et le Rwanda.

Patrick BOMBOKA
Envoyé spécial à Goma

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