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Monde : des bonnes raisons pour les Etats de « freiner » la corruption

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Monde : des bonnes raisons pour les Etats de « freiner » la corruption 1

Les coûts budgétaires de la corruption sont considérables pour tous les pays, quel que soit leur niveau de développement. D’après les experts du Fonds monétaire international, le ratio recettes fiscales/PIB des états les moins corrompus est supérieur de 4 points de pourcentage à celui des plus corrompus. Dès lors, la lutte contre la corruption requiert une volonté politique des états afin de mettre en place des institutions solides. Objectif : promouvoir l’intégrité et la responsabilisation à tous les niveaux du secteur public.

En effet, si tous les pays réduisaient la corruption dans une proportion semblable, en moyenne, à celle où elle l’a été au cours des 20 dernières années, le Moniteur des Finances publiques du FMI indique que les recettes fiscales mondiales augmenteraient de 1 000 milliards de dollars (soit 1¼ % du PIB mondial), voire plus. Car, il est évident qu’une baisse de la corruption accélérerait la croissance économique, ce qui accroîtrait davantage les recettes.

Quatre bonnes raisons

Primo. La corruption (l’abus d’une charge publique à des fins personnelles) nuit à l’activité de l’État et compromet les chances de parvenir à une croissance économique durable et inclusive.

Secundo. La corruption permet à certaines personnes de se soustraire aux impôts, tandis que d’autres finissent souvent par en payer plus. Car, les pertes de recettes peuvent également entraver la capacité de l’État à réaliser des dépenses sociales.

Tertio. La qualité des services publics et des infrastructures est réduite lorsque les décisions des pouvoirs publics sont mues par les pots-de-vin ou le népotisme.

Quarto. La corruption érode la confiance envers l’État et peut provoquer une instabilité sociale et politique.

« Les pays qui ont réussi à enrayer substantiellement la corruption ont été récompensés par une hausse des recettes fiscales en proportion du PIB (de 13 points de pourcentage en Géorgie et de 6 points de pourcentage au Rwanda) », rapporte le Fonds monétaire international.

Interpellation de Lagarde

La corruption altère la manière dont les gouvernants utilisent les deniers publics. Face à cette réalité, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde n’y est pas allé par quatre chemins pour interpeller les gouvernants quant à leur combat contre la corruption.

« Il y a de l’argent sombre que vous pouvez apporter à la lumière et qui peut être dépensé dans les écoles, les hôpitaux et les routes, etc. », a – t – elle déclaré dans l’une de ses interventions dans le cadre des Assemblées de printemps 2019.

D’après les données du FMI commentées par le directeur du département des affaires fiscales Vitor Gaspar, les pays moins corrompus consacrent une part plus importante de ressources aux dépenses sociales (par exemple, parmi les pays à faible revenu, la proportion du budget consacré à l’éducation et à la santé est inférieure d’un tiers dans les pays très corrompus).

Par contre, les pays plus corrompus dépensent excessivement pour la construction de routes et d’hôpitaux et leurs élèves obtiennent des notes plus faibles aux examens.

Eric TSHIKUMA

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