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Monde : environ 62 % des dirigeants s’attendent à zéro émission nette d’ici 2060

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Face au bouleversement climatique que traverse la planète terre, les experts du géant cabinet américain Bain & company ont effectué une enquête pour dénicher les aspirations de plusieurs dirigeants des entreprises du secteur énergétique de par le monde.

À l’issue de l’enquête, une analyse fine et chiffrée a été publiée afin de dégager toutes les tendances.

À cet effet, environ 62 % des dirigeants s’attendent à ce que le monde atteigne zéro émission nette d’ici 2060 ou plus tard contre 54 % dans l’enquête de l’institution effectuée l’année dernière.

À ce jour, renseignent les experts, la transition énergétique semble plus lente, car il devient encore plus difficile de garantir des retours sur investissement adéquats et les progrès divergent dans un monde fragmenté. C’est le message principal de l’enquête annuelle de Bain menée auprès de plus de 600 dirigeants des secteurs du pétrole et du gaz, des services publics, de la chimie, des mines et de l’agroalimentaire, réalisée pendant la COP28 et les semaines qui ont suivi.

Comme à l’accoutumée, l’enquête de l’institution effectuée cette année vise à mieux connaître le point de vue des leaders de l’industrie sur la transition énergétique, les nouvelles technologies, les opportunités d’investissement et les domaines où ils voient les plus grands défis en matière de décarbonation.

Pour cette année, l’enquête a révélé que les entreprises du secteur de l’énergie et des ressources naturelles (ENR) n’ont pas freiné leurs ambitions pour leurs activités de croissance axées sur la transition. Cependant, la volonté de payer des clients constitue un problème croissant, tout comme la capacité à générer un retour sur investissement adéquat dans les projets orientés vers la transition énergétique.

En conséquence, affirment les experts, les entreprises se concentrent sur des projets offrant un retour sur investissement viable.

Dans cette optique, les difficultés macroéconomiques (notamment les taux d’intérêt élevés) ont rendu encore plus difficile la collecte de capitaux suffisants pour intensifier les projets de transition et attirer suffisamment de clients pour générer un retour sur investissement.

L’enquête de cette année a révélé un optimisme croissant parmi la plupart des dirigeants d’ENR au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et en Amérique latine quant aux contributions des entreprises en croissance orientées vers la transition telles que les énergies renouvelables, l’hydrogène, les produits biosourcés, le lithium et d’autres matières premières de transition apporteront à la valorisation et aux bénéfices de leur entreprise d’ici 2030.

Cependant, la part des dirigeants identifiant cela comme un obstacle très important a bondi de 14 points de pourcentage entre 2023 et 2024, pour atteindre 70 % des dirigeants.

De l’avis des experts de Bain and company, l’impact direct de la hausse des taux d’intérêt sur le coût des projets de transition est l’un des événements les plus importants de 2023 et façonnera probablement le point de vue des dirigeants sur cette question.

Une augmentation de 500 points de base du coût du capital peut augmenter le revenu annuel total requis pour financer un projet jusqu’à 50 %, comme le détaille le document Bain Brief « L’autre grand casse-tête de la transition énergétique : faire fonctionner les mathématiques ».

Flory Musiswa/Stagiaire

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