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Nord-Kivu : en hausse, le prix d’un sac de haricot de 100 Kg passe de 50 à 100 USD à Rutshuru

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Haricot

Les prix de certains produits agricoles ont flambé ces derniers temps sur les différents marchés de la province du Nord -Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Un sac de haricot de 100 kg précédemment vendu à 100 000 CDF (50 USD) dans le territoire de Rutshuru coûte actuellement 200 000 CDF (100 USD). Une situation occasionnée par l’instabilité due à l’insécurité que connaît ce territoire depuis la résurgence du M23 et les mouvements de déplacement massifs des populations paysannes abandonnant leurs champs.

Cette situation a été également confirmée par le député national Jean-Baptiste Kasekwa sur les ondes de la radio Okapi.

D’après cet élu national, avant la crise actuelle, un sac de haricot coûtait 50 USD dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

« Avant que la crise n’éclate, un sac de haricots coûtait à Goma 50 USD. Aujourd’hui à Rutshuru même, un sac est à 100 USD, un sac est à 85 USD à Goma à cause de la production de Masisi. Or, bientôt la production de Masisi va cesser. », s’inquiète le député Jean-Baptiste Kasekwa.

D’après lui, la majorité des habitants de ce territoire ont dû abandonner leurs champs pour fuir la guerre imposée par le M23 avec la complicité du Rwanda.

« Ces habitants de Jomba, de Bweza de toutes ces collines qui constituent le poumon agricole de Rutshuru et du Nord-Kivu n’ont pas la possibilité de cultiver leurs champs. C’est-à-dire que, d’ici octobre-novembre, le prix des denrées alimentaires va grimper. La situation est la même à Beni, à Oicha. La farine de maïs vient de Goma. Donc, la situation est critique. Il faut que la population réfléchisse. » a-t-il renchéri.

Le territoire de Rutshuru est le deuxième territoire agricole dans le Nord-Kivu, après Masisi en termes de production agricole. On y cultive le haricot, le manioc, le maïs, l’oignon, la tomate, les petits poids et plusieurs autres produits.

Jean-Baptiste Kasekwa invite à cet effet le Gouvernement congolais à tout mettre en œuvre pour mettre fin à cette insécurité qui risque d’avoir des conséquences désastreuses sur le plan alimentaire dans cette partie du territoire national.

Mitterrand MASAMUNA

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