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RDC : 80% de maisons réhabilitées par le génie militaire à Yumbi (Maï-Ndombe)

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RDC : 80% de maisons réhabilitées par le génie militaire à Yumbi (Maï-Ndombe) 1

Le génie militaire a déjà réhabilité près de 80% des maisons dans la cité de Yumbi, dans la province de Mai-Ndombe. Une bonne nouvelle pour les habitants de ce coin de la République dont près de 16 000 se sont réfugiés à Makotimpoko au Congo voisin à cause du conflit meurtrier entre les deux ethnies Banunu et Batende en mi-décembre 2018. Après quatre mois d’exil forcé, ils peuvent désormais regagner le bercail.

« Les travaux sont très bien avancés. Nous sommes à 80% des réalisations ici à Yumbi cité. La semaine prochaine, je serai à Bongende », a déclaré récemment à Radio Okapi, le colonel Charles Mamba, chargé de reconstruction et réhabilitation des maisons et édifices à Yumbi.

Cet officier supérieur des Forces armées de la RD Congo (FARDC), a même affirmé que certains propriétaires avaient déjà occupé leurs maisons. Ce qui a rassuré les autres réfugiés, parmi les 16 000 qui avaient traversé le pool pour cause de conflit.

A lui de préciser : « si vous arrivez aujourd’hui à Yumbi, c’est l’engouement, la joie totale et les gens travaillent. Y en a qui sont en train d’occuper leurs maisons d’habitations abandonnées depuis la seconde moitié de décembre 2018. D’autres, par contre, s’emploient à emménager leurs habitations. »

Le conflit du mois de décembre 2018 entre les Banunu et leurs frères Batende, aura été le plus meurtrier de l’histoire du territoire de Yumbi. Peut-être aussi, celle de la nouvelle province de Maï-Ndombe, issue du démembrement de l’ex-province du Bandundu.

Selon le rapport d’une mission d’enquête spéciale du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), déployée du 17 au 26 janvier dans le territoire de Yumbi, les tueries des 16 et 17 décembre dans quatre localités du territoire de Yumbi avaient occasionné le décès d’environ 535 personnes. Les victimes, précise cette Organisation mondiale, étaient presque exclusivement des Banunu, pourchassés par des hommes armés de la communauté rivale, les Batende.

L’enquête avait permis d’établir qu’entre le 16 et le 18 décembre 2018, des attaques contre des populations Banunu avaient éclaté dans les localités de Yumbi, Bongende et Nkolo II. Ce, après plusieurs semaines de tensions liées à un conflit foncier opposant les communautés Batende et Banunu autour de l’enterrement d’un chef coutumier Banunu.

En plus de 535 décès enregistrés, le bilan du conflit avait fait état de 111 blessés. De plus, au moins 967 bâtiments, principalement des habitations, mais aussi 14 églises, 17 écoles et cinq centres de santé avaient été soit pillés de fond en comble, soit détruits.

La plupart des rescapés avaient fui plus loin que les îlots, de l’autre côté du fleuve, dans la préfecture de Makotimpoko, au Congo Brazzaville. D’après des témoignages, ils traversaient sur des pirogues, sans habits et certains ramaient avec les mains.

Près de deux mois après cette chasse à l’homme, la localité de Yumbi était complètement déserte, à part quelques soldats de la Force navale qui garde le port de cette bourgade de pêcheurs. Des maisons étaient brûlées, ou détruites, pillées et un silence pesant.

FA/Zoom Eco

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