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RDC: A la suite des révélations d’Alain Foka, ACAJ exige une enquête sur l’exploitation minière illégale à Kamituga

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L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) se déclare vivement préoccupée par les révélations du documentaire du journaliste Alain Foka sur l’exploitation illicite des minerais dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Dans un communiqué rendu public ce 1er septembre 2021, le Président de l’ACAJ, Me Georges Kapiamba, tranche : « Ce documentaire révèle la complicité active de plusieurs autorités dans cette maffia qui alimente la criminalité et endeuille au quotidien du de nombreuses familles congolaises, particulièrement dans l’Est du pays ».

Face à la gravité des faits mis en exergue, l’ACAJ ne va pas par le dos de la cuillère et demande au Gouvernement congolais de prendre quatre mesures urgentes à savoir:

  1. La suspension de fonction de toutes les autorités dûment citées dans ce documentaire;
  2. La fermeture des carrières incriminées;
  3. L’expulsion du territoire congolais des citoyens chinois à l’origine de cette exploitation illégale ;
  4. Et l’ouverture, avec l’implication de la Société civile, d’une enquête urgente pour identifier et attraire en justice tous les auteurs et complices de cette maffia tissée sur le sang innocent des millions de congolais et au détriment des finances publiques, afin que des sanctions conséquentes soient administrées à tous ceux qui seraient reconnus coupables.

En effet, le journaliste d’origine camerounaise, Alain Foka, réputé pour son émission sur Radio France Internationale (RFI) « Archives d’Afrique » apparaît dans une vidéo devenue virale où il décrit les scènes vécues par une délégation officielle des autorités congolaises censées visiter une mine exploitée par des sujets chinois dans la localité Kamituga au Sud-Kivu.

D’après son récit, la délégation officielle une fois arrivée à l’aéroport de Bukavu n’a donc pas réussi à atteindre le site de cette exploitation minière. Les tenants du lieu ayant tout simplement fermé boutique après avoir été prévenus de la visite officielle par le Ministre provincial des Mines.

Alain Foka renseigne même que le principal pont conduisant au site minier contrôlé par des fameux chinois a été détruit et mis hors service de manière délibérée. D’où son interrogation cherchant à savoir pourquoi cette mine de Kamituga fonctionne-t-elle en toute illégalité sans que personne n’y ait accès ni ne sache les types de minerais exploités, moins encore personne n’est capable de contrôler les quantités produites.

Toujours au Sud-Kivu, le Gouverneur de Province, Théo Ngwabidje, a récemment suspendu les activités de six sociétés minières appartenant aux ressortissants chinois pour non respect de la réglementation en vigueur.

Patrick BOMBOKA

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