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RDC : Bavures policières dans une école à Feshi, le député Fabien Boko interpelle la hiérarchie de la PNC

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Plusieurs élèves ont été blessés et autres biens de valeur extorqués par un groupe de policiers non autrement identifiés dans le village Nsimba, secteur de Lobo, territoire de Feshi dans la province de Kwango.

A l’origine de ces bavures, l’intrusion sans menagement des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) avec armes à feu dans une école primaire, créant ainsi une panique parmi les élèves.

Face à cette situation, le député national Boko matondo Fabien en appelle à l’intervention des autorités de la Police nationale congolaise (PNC) afin que les responsabilités soient établies et que les coupables soient sanctionnés conformément à la loi.

« Le commandant de la Police nationale congolaise du secteur opérationnel de Lobo, qui s’appellerait Tosilana ainsi que trois de ses éléments se sont introduits dans l’enceinte d’une école primaire, à la recherche d’un enseignant qui serait en conflit avec un autre habitant du coin. Ces éléments de la police se sont introduits sans ménagement dans toutes les salles de classes, les unes après les autres. Ayant vu les policiers armés, les élèves ont vidé les salles de classes, étant donné que les policiers tiraient à balles réelles », a déploré le député Boko Matondo Fabien.

Et d’ajouter : « Il y a eu des blessés parmi les élèves. Au passage, les policiers ont ravi de l’argent, petit bétail et autres biens de valeur auprès des paisibles citoyens, sans aucun acte de procédure régulier. Il y a eu un traumatisme tel qu’il y en a même qui vident le village. Que les autorités de la police nationale puissent s’imprégner de cette situation et que le commandant impliqué dans ce dossier soit mis à la disposition de l’auditorat militaire. Un récidiviste de ce genre, dans une entité où l’autorité civile n’est pas respectée par ceux qui portent les galons, doit subir la rigueur de la loi ».

L’élu de la circonscription électorale de Feshi a dénoncé par la même occasion, le fait que le Parquet implanté dans cette partie du pays ne soit pas opérationnel. Une entité où les policiers estiment qu’ils ont beaucoup plus d’autorité que l’administration civile.

« Dans ce coin, le Parquet ne fonctionne pas alors qu’il y a un procureur qui venait d’être nommé il y a quelques mois. Le procureur nommé est rentré sur Kinshasa et le Parquet est resté vide. Dans ce genre de situations, lorsqu’il il y a des plaintes qui sont déposées et qu’il n’y a pas d’autorité judiciaire, les abus sont signalés dans tous les sens », a décrié le député Boko.

La situation de Lobo relance une fois de plus la problématique de la sécurisation d’enfants en milieu scolaire. Une question qui vaut son pesant d’or, surtout quand on sait que le secteur éducationnel figure parmi ceux qui bénéficient d’une ligne budgétaire modique.

Olivier KAMO

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