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RDC : China Molybdenum interdit d’exporter le cuivre et le cobalt de Tenke Fungurume

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China Molybdenum

 La société minière China Molybdenum (CMOC) est interdite d’exporter et de commercialiser, jusqu’à nouvel ordre, le cuivre et le cobalt produits dans la mine de Tenke Fungurume en République Démocratique du Congo (RDC) où CMOC est actionnaire majoritaire avec 80% des parts, les 20% appartenant à la Gécamines, société minière de l’Etat.

Selon des sources internes, la décision a été prise par l’Administrateur temporaire nouvellement nommé par la justice pour gérer cette deuxième plus grande mine de cobalt au monde. Administrateur que ne reconnaît pas la partie chinoise jusque-là.

Fin juin 2022, un cadre de la Gécamines a déclaré que CMOC devait 7,6 milliards de dollars américains en termes d’arriérés de paiement. Pour ce cadre, CMOC constitue une menace pour la sécurité nationale.

Il y a quelque jours, Léon Mwine Kabiena, Directeur général adjoint de la Gécamines, a même fait planer la menace d’un retrait des droits miniers de CMOC.

« Si nous déterminons que cela ne fonctionne pas, même dans les mariages, il y a toujours des divorces », a-t-il déclaré.

La Gécamines affirme en outre que l’accord commercial annuel qui permet à CMOC d’exporter sa production n’a pas encore été paraphé.

Côté CMOC, on s’oppose « fermément » à ce qu’on considère comme étant des attaques injustifiées et a promis de défendre ses droits et intérêts.

Renseignements pris, le nœud du problème se trouve être les redevances minières. La Gécamines qui détient 20% de la mine de Tenke Fungurume accuse son partenaire et actionnaire majoritaire de sous-déclarer les réserves minérales et de dissimuler des données afin d’éviter le déclenchement des paiements plus élevés dans le cadre de l’accord qui lie les parties.

Pour certains analystes, l’interdiction de CMOC d’exporter et de commercialiser le cuivre et le cobalt risque d’affecter négativement le marché mondial des métaux, dans un contexte de reprise timide, après les effets néfastes causés par la pandémie de Covid-19.

L’interruption des exportations de CMOC pourrait donc perturber à moyen terme l’approvisionnement mondial en ce métal indispensable aux batteries des véhicules électriques, dans un contexte marqué justement par la hausse de la demande provenant de ce secteur.

Olivier KAFORO

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