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RDC : de 4,1%, le taux de croissance prévisionnel chute à 1,1% en 2020 (officiel)

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Croissance RDC

Les prévisions révisées du Gouvernement congolais en rapport avec la croissance tablent sur un taux en chute libre de 4,1% à 1,1% en 2020. Cette hypothèse ne peut être confirmée qu’à la seule condition de voir la crise sanitaire avec ses effets corollaires sur l’économie s’arrêter au mois de juin prochain. Faisable ou pas, personne ne peut le prédire à ce stade où l’évolution de pandémie n’a pas encore indiqué des perspectives claires. 

« Au cas où le choc se poursuivait au-delà de juin 2020, l’économie congolaise entrerait en récession. la Rd Congo qui enregistre déjà plusieurs dizaines de cas de contamination, subirait alors de durs effets directs et indirects de cette pandémie sur le plan économique », indique une analyse de la commission économique du Gouvernement Ilunkamba. 

 En d’autres termes, la Rd Congo tend vers un niveau de croissance nul. Cela aura pour implication notamment l’amplification du déficit public, la contraction de l’activité économique avec son impact sur le ralentissement de la création de la richesse et la perception des impôts.

Avant la crise du COVID-19, le rythme de croissance de l’activité économique s’était déjà affaibli, avec une hausse de 4,4% du PIB réel en 2019 et une prévision initiale de 4,1% en 2020, comparativement à la moyenne de 6,4% observée entre 2010 et 2017. 

« Quoiqu’en baisse en 2019, le taux d’inflation est caractérisé par la volatilité sur le long termes de même que le taux de change qui a enregistré une dépréciation de 2,3% en 2019 et de 1,9% aux trois premiers mois de 2020. Au 24 mars 2020, les opérations financières de l’Etat renseignent un déficit de 363,0 milliards de CDF alors qu’elles s’étaient déjà clôturées par un déficit de plus de 500,0 milliards de CDF en 2019 », indique le Gouvernement.

S’agissant des réserves internationales, en dépit de l’appui de 368,4 millions USD du FMI, soutient – il, elles demeurent faibles et sont en fonte continue, se chiffrant à 695 millions USD au mois de mars 2020, venant de 819 millions USD à fin décembre 2020.

Pour atténuer l’impact de ce choc, le Gouvernement vient de prendre des mesures exceptionnelles se rapportant respectivement : (1) à l’activité économique (soutien à l’offre); (2) aux ménages (soutien à la demande); (3) à la politique’ budgétaire; (4) à la politique monétaire et au système financier ; (5) aux autres domaines et (6) au suivi et à l’évaluation de leur application. 

« Ces actions devraient avoir comme objectifs de soutenir l’économie nationale, éviter la faillite des entreprises et de préserver le pouvoir d’achat des ménages et par ricochet le bien-être de la population », précise – t – il.

A RE(LIRE) : effet COVID-19, la croissance économique pourrait tomber à 0,1% en 2020 (Congo Challenge)

En effet, le pays présentait déjà, depuis le début 2020, des vulnérabilités avant le choc lié au COVID-19. Cela s’est expliqué par le ralentissement de la croissance, baisse des excédents de la balance des paiements, déficit budgétaire occasionné par les dépenses sécuritaires (conflits armés), sanitaires (épidémies d’Ebla à l’Est), de prise en charge des catastrophes (invasion des criquets), etc. 

Actuellement, l’économie congolaise, à l’instar des celle de nombreux autres pays d’Afrique subsaharienne, ressent durement les effets néfastes du choc lié à la propagation de cette pandémie qui assombrissement ses perspectives. 

Emilie MBOYO

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