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RDC : deux causes justifient la dépréciation de 2,45% du franc congolais

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RDC : deux causes justifient la dépréciation de 2,45% du franc congolais 1

[ANALYSE] – Le rythme de dépréciation du franc congolais (CDF) par rapport à la devise américaine s’accélère. En l’espace d’un mois, la monnaie nationale a perdu de sa valeur de 2,3% au cours de change parallèle. Deux causes justifient cette situation : (1) l’augmentation du déficit du trésor public, et (2) l’accroissement des demandes de devises sur le marché congolais.

Nous le disions précédemment. A la veille des festivités de fin d’année, la Rd Congo connaît régulièrement des tensions sur le marché de change celui des biens et services.

Primo. Le déficit du trésor public s’est creusé de plus de 700 milliards de francs congolais alors qu’il y a un mois, il avoisinait autour de 500 milliards de francs congolais.

En des termes simples, ce rythme croissant s’explique par le fait que les dépenses de l’Etat continuent à être supérieures aux ressources encaissées par le trésor public. Ce qui dégage ce solde déficitaire.

Secundo. Le franc congolais a plongé de 2,45% par rapport à la devise américaine entre octobre et nombre 2019. Cela atteste d’un rythme non connu depuis le début de l’année. Au cours de change parallèle, il est passé de 1 666 CDF à 1 710 CDF le dollar américain.

Cette situation est due, d’après des experts, à la forte demande des devises par les opérateurs économiques pour assurer l’importation des stocks des biens et services afin de faire face à la hausse de la demande en prévision des fêtes de fin d’années.

Concrètement, il s’agit d’une période où la devise est plus recherchée sur le marché de change. Quoi de plus normal que la tension soit observée.

A RE(LIRE) : 2019 pourrait se clôturer avec un taux d’inflation d’environ 4% contre un objectif de 7%

Face à ces deux facteurs conjoncturels, apprend – on, la Banque centrale du Congo (BCC) est en train d’activer ses instruments de politique monétaire et de change.

Cela implique entre autres : la ponction de la liquidité par la réserve obligatoire, l’émission des bons BCC et les ventes des devises. Dans ses efforts de stabilisation de la situation, une autre mesure conservatoire aura été la suspension momentanée de tout paiement au niveau du trésor public.

Il y a lieu de rappeler que le Gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC) se sont engagés, avec le Fonds monétaire international (FMI), à maintenir la stabilité du cadre macroéconomique et à respecter les critères de performance arrêtés dans le Programme de référence.

Il y a tout intérêt à que la stabilité soit maintenue pour faciliter l’examen du dossier de la Rd Congo au Conseil d’administration du FMI à mi-décembre 2019. L’hypothèse la plus optimiste demeure que le Gouvernement obtienne des appuis à la balance de paiement de l’ordre de 370 millions de dollars américains au terme de ladite réunion.

Eric TSHIKUMA

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