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RDC : Ebambi Katalayi dit NON à la souffrance des travailleurs congolais !

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[TRIBUNE] – Les revendications des travailleurs congolais oeuvrant pour les entreprises appartenant aux expatriés chinois, libanais, indiens pakistanais, … sont à prendre au sérieux et il faut agir vite. Nos compatriotes congolais travaillent dans des conditions très difficiles et parfois inhumaines.

Hormis leur revendication principale aujourd’hui  qui est l’application du SMIG, souvent ces chefs d’entreprises n’appliquent nullement le Code du travail en vigueur.

En effet, ces travailleurs sont souvent : « sans contrat de travail (ni écrit, ni verbal), ne sont pas affiliés à la CNSS, ils ne bénéficient pas de soins de santé, leur charge horaire ne respecte pas la loi (non prise en compte de la considération d’heures supplémentaires), et ils font face à des licenciements abusifs.»

Pour certaines de ces entreprises, souvent, le non respect des normes d’hygiène et de sécurité sont aussi au rendez-vous.

Rien ne sert de nous voiler la face. Si la souffrance des travailleurs congolais de cette catégorie du secteur privé est connue depuis des années, la mission principale des inspecteurs du travail est toute aussi connue. C’est à eux qu’il revient la responsabilité de s’enquérir du respect des dispositions légales. Dès lors, nous savons où se trouve le problème.

J’interpelle le ministre d’État de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale à prendre cette situation à coeur.

Personne ne peut être au-dessus de la loi, aucun pays étranger ne laisserait des congolais agir de la sorte sur leur territoire. Nos frères et soeurs ne peuvent pas demeurer dans une telle souffrance plus longtemps, sans compter les humiliations parfois verbales et physiques.

Par la même occasion, j’adresse un message à tous ces employeurs concernés : « vous avez le choix entre contribuer au développement de la RD Congo en appliquant rigoureusement ses lois ou quitter le pays si vous n’êtes pas disposés à vous inscrire dans cette légalité.»

Il faut agir et sanctionner le non-respect du Code du Travail et la corruption.

Ces entreprises sont connues. Quand je fais mes courses dans de nombreux magasins de la place, j’ai l’habitude de poser des questions aux travailleurs sur leurs conditions de travail. Sincèrement, c’est pitoyable.

À  titre d’exemple Shaina, Galaxie, KinMarché, Citymarket pour ne citer que ceux-là, leurs travailleurs n’ont pas de contrats de travail et ne sont souvent pas informés sur leurs droits.

Il y a lieu aussi de réviser les sanctions à appliquer pour le non-respect du Code du travail.  Ainsi que certaines dispositions pour une meilleure «protection» des travailleurs congolais. Ces sanctions doivent être rendues plus sévères et leur application doivent être plus stricte.

Le ministère du Travail via l’inspection du Travail devrait créer un mécanisme plus adéquat et efficace pour le traitement des plaintes déposées par les travailleurs qui subissent des injustices dans le monde du travail (sans tomber dans les abus).

Le rôle du Tribunal du travail est crucial. Les travailleurs congolais doivent jouir de tous leurs droits, les employeurs ne doivent pas entraver cela !

Cette situation me révolte. Et quand je pense aussi aux nombreux entreprises congolaises publiques et privées qui, elles aussi, ne respectent pas nos propres lois, il y a lui ici d’agir en mettant des mécanismes plus efficaces pour contraindre tous ces employeurs « hors la loi.»

Pendant que le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a promis au peuple congolais de combattre la corruption et la fraude, il est important que la colère ces travailleurs congolais soit prise en compte.

Il y a lieu ici de mentionner que lorsqu’un travailleur n’est pas déclaré, il y a corruption du système. Nous dénonçons les fraudes fiscales et sociales, ainsi que la corruption dans le monde du travail congolais.

EBAMBI Isabelle KATALAYI,
Administrateur Directeur Technique de l’Office national de l’emploi (ONEM)

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