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RDC : économie et finances publiques, les enjeux de l’audit du FMI !

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RDC : économie et finances publiques, les enjeux de l’audit du FMI ! 1

La reprise de la coopération formelle entre le Fonds monétaire international (FMI) et la Rd Congo, suspendue depuis 2012, est conditionnée par un audit général de la situation économique et les finances publiques. Si le récent séjour de travail du président Tshisekedi à Washington a permis de sceller un accord de principe avec la directrice générale Christine Lagarde, des voix s’élèvent pour encourager l’exécutif national à faire preuve de discipline budgétaire et à s’interdire tout maquillage de données.

La procédure devant enclencher l’audit voudrait que le gouvernement adresse une demande formelle au FMI pour que ce dernier envoie une mission d’experts en Rd Congo. En l’absence d’un gouvernement issu des élections, d’aucuns estiment que le processus devra être suspendu jusqu’à l’investiture du futur gouvernement, à moins que les mécanismes du FMI ne prévoient une dérogation.

Contenu de l’audit de l’économie

D’après des experts, le FMI va s’intéresser d’abord à la crédibilité des budgets nationaux depuis la rupture de la coopération bilatérale en 2012. Cette autopsie se fera entre autres sur les aspects de la mobilisation des recettes et des dépenses, la transparence ou non des informations relatives à leur exécution, l’existence ou non des plans nationaux de développement, l’adéquation ou non entre les prévisions budgétaires et les potentialités réelles du pays en termes de recettes fiscales, douanières, minières et autres, l’enregistrement ou non des informations financières, ainsi que la rédaction ou non des rapports financiers.

Cet audit devra également permettre aux experts du FMI de passer en revue tous les indicateurs du cadre macroéconomique et d’apprécier le niveau d’endettement extérieur du pays, que les officiels congolais estiment soutenable.

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Transparence des données

Les institutions publiques, ministères, sociétés et services publics vont devoir fournir aux experts du Fonds monétaires international les différentes pièces comptables reflétant la situation économique et financière réelle du pays.

Des analystes sont d’avis que le temps ne doit plus être au maquillage des chiffres, comme à l’époque de Kengo wa Dondo entre 1982 et 1986, quand Mobutu lui avait fait remarquer qu’on ne mangeait pas la rigueur, vu l’impact négatif des programmes d’ajustements structurels avec le FMI sur le social des populations ; encore moins à la navigation à vue, comme sous le régime de Matata Ponyo, libre de tout marquage par le gendarme financier de la planète.

Dès lors, Félix Tshisekedi devrait garantir la crédibilité et la faisabilité de cette démarche et veiller à ce qu’elle aboutisse avec de recommandations dont la mise en œuvre permettra à la RDC d’ouvrir des nouvelles perspectives pour son développement.

Le succès de cet examen de passage est une garantie de la bonne gouvernance des finances publiques et du bon comportement de l’économie nationale qui devra servir à améliorer la notation de la RDC, pays catégorisé « fragile » et « à haut » risque dans les milieux financiers internationaux.

Emilie MBOYO

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