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RDC : « Elections », priorité du nouveau Premier Ministre Samy Badibanga !

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Le nouveau Premier Ministre, Samy Badibanga Ntita vient d’être officiellement nommé, ce jeudi 17 novembre 2016, par le Président de la République. Ce, conformément à l’Accord politique du 18 octobre pour l’organisation des élections apaisées, crédibles et transparentes en RDC. C’est sur cet opposant, élu de Kinshasa et président du Groupe parlementaire UDPS et Alliés que revient la charge de mobiliser les fonds pour la CENI et piloter le programme économique du pays secoué par la crise mondiale.


« Je désignerai donc incessamment, le Premier Ministre qui aura la charge de former le Gouvernement d’union nationale dont la mission principale sera de conduire le peuple aux élections, tout en préservant les acquis économiques et sociaux des quinze dernières années »,
déclarait le Président de la République le 15 novembre 2016 dans son discours sur l’Etat de la nation devant le Congrès .

700 millions USD à mobiliser

Le budget initial des élections avant dialogue était d’environs 1,2 milliards USD. Selon des sources concordantes, près de 200 millions USD ont été déjà décaissés par le gouvernement Matata pour des kits d’enrôlement des électeurs et les autres dépenses corollaires.

Ainsi, pour les élections présidentielles couplées aux législatives nationales et provinciales prévues en avril 2018, le gouvernement Badibanga sera obligé mobiliser pas moins de 700 millions de dollars américains afin de financer ces opérations.

Depuis janvier 2016, le plan de décaissement du gouvernement a été respecté. Et depuis juin dernier, le financement est passé de 18 millions USD à 28 millions USD par mois (au taux du marché), considérant le fait que l’Etat paye en monnaie locale.

Si l’élan est maintenu avec la même somme mensuelle, il faudra 25 mois pour atteindre 700 millions de dollars. D’où, la contrainte pour le gouvernement Badibanga de doubler mieux, de tripler ce montant au courant de l’année 2017 afin d’être en mesure d’organiser les élections à date et respecter les délais de l’Accord politique.

La différence de ce budget total sera affectée à l’organisation d’un seul scrutin direct (local, le plus délicat) et plusieurs indirects (sénatorial, gouverneurs des provinces). Ainsi sera bouclé le processus électoral.

Améliorer le social du peuple

« J’assigne ainsi à ce Gouvernement la mission, tout aussi prioritaire, d’œuvrer à l’amélioration du social de notre population », a instruis le Chef de l’Etat.

A ce sujet, Joseph Kabila a, dans son discours, attiré l’attention du prochain gouvernement, sur le programme économique prioritaire articulé en 28 mesures et actuellement en exécution afin de limiter les conséquences négatives de la conjoncture, de renforcer la résilience de l’économie congolaise et de préserver les conditions de sa relance.

Pour Joseph Kabila, ce programme mérite l’accompagnement de tous : « La matrice essentielle de ce programme a pour axe principal, la diversification de notre économie, avec pour conséquence, la réduction de son extraversion, à travers la promotion d’autres secteurs porteurs de croissance dont, notamment, l’agriculture. Elle repose aussi sur la rationalisation des dépenses publiques. Ce qui a justifié la réduction du train de vie de l’Etat à concurrence de 30% des dépenses de fonctionnement ».

Si le nouveau Premier Ministre, Samy Badibanga Ntita qui s’inscrit dans la continuité est conscient des taches qui lui attendent à la Primature, il a certainement plusieurs tours dans sa manche. Il y a près de trois ans, l’homme proposait « les trois réformes de l’opposition pour changer le quotidien du peuple congolais », laquelle tribune a paru dans Jeune Afrique le 28 janvier 2014.

« Pour innover, inspirons-nous vite des recettes à succès d’autres pays », préconisait Samy Badibanga Ntita. C’est à lui que Matata Ponyo Mapon va céder son fauteuil à la Primature tout en préservant son contrôle « à travers ses hommes confiances » sur certaines régies financières et entreprises publiques, commentent certains analystes. A d’autres de conclure : c’est reparti avec le gouvernement parallèle !


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