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RDC: Face aux doléances des agents de l’administration foncière, le SG Gérard Mugangu apporte toute la lumière

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Après les doléances exprimées par les agents de quatre (4) des treize (13) circonscriptions foncières que compte la ville de Kinshasa, le Secrétaire général de cette administration, Gérard Mugangu, est monté au créneau pour apporter toute la lumière sur les fameuses revendications mises en avant.

D’un côté, les agents Nouvelles Unités ayant déjà obtenu leur commission d’affection réclament le paiement de leurs salaires.

De l’autre, une franche du personnel de l’administration foncière exprime son ras-le-bol quant à la gestion de la prime de rétrocession. Une prime qui est du reste modique, selon les agents en colère.

Face à ces agitations, le Secrétaire général de l’Administration foncière, Gérard Mugangu, temporise et dit avoir enregistré toutes les revendications soulevées. Celles-ci, explique-t-il, ayant été portées à la connaissance de la hiérarchie pour des réponses idoines.

Toujours est-il que, comme l’atteste le patron de l’Administration foncière, le nœud du problème remonte à l’année 2018.

Un personnel pléthorique à prendre en charge

« En 2018, le Ministre de la Fonction publique a régularisé les cas de 3487 personnes à Kinshasa. Ces derniers ont donc obtenu des numéros matricules », indique-t-il.

Ce n’est pas fini. La même année, le Ministre de la Fonction publique va signer d’autres arrêtés en faveur des agents en provinces et va rajouter certains agents ayant été omis à première vague de régularisation, note le Secrétaire Général Gérard Mugangu.

Du coup, avance-t-il, « l’administration foncière s’est retrouvée face à 5000 agents qui veulent entrer et commencer leur carrière au sein de l’Administration foncière ».

Et pourtant, à en croire le Secrétaire général Gérard Mugangu, il y a une procédure à suivre pour avoir un salaire au sein de l’administration publique.

« C’est le manque d’informations qui a entraîné une certaine incompréhension de la part des agents », affirme le Secrétaire général Gérard Mugangu qui précise deux choses:

1° Les agents ayant obtenu leur numéro matricule sont persuadés qu’ils doivent être payés tout de suite. Or, ce n’est le cas en pratique.

2° le budget de l’État n’a pas encore programmé le paiement de salaires de ces agents bien que déjà commissionnés.

Pour M. Gérard Mugangu, « l’information a donc fait défaut du côté des agents qui revendiquent sans mémo ».

Quid de la prime de rétrocession

La prime de rétrocession est une prime d’encouragement que le Gouvernement accorde aux services d’assiette pour les motiver à maximiser davantage les recettes de l’Etat. A ne pas confondre avec le salaire, rappelle M. Mugangu.

« Si la prime de rétrocession n’est pas payée à tous les agents, ce n’est ni la faute du Secrétaire général de l’administration foncière ni moins à cause du Ministre », souligne M. Gérard Mugangu.

Et d’ajouter : « C’est le banc syndical qui a exigé que l’opération de paie de la prime de rétrocession soit bancarisée et le processus se poursuit ».

Pour ce faire, les agents des Affaires foncières sont appelés à ouvrir les comptes à FBN Bank.

« A ce jour, seuls les agents de deux (2) services d’assiette sur les quarante-quatre (44) que compte l’Administration foncière disposent des comptes opérationnels », précise le Secrétaire général Mugangu.

Devant la presse à Kinshasa, le mercredi 8 septembre 2021, le Secrétaire général des Affaires foncières, Gérard Mugangu, a indiqué que tout est mis en œuvre pour accélérer la bancarisation des agents afin de leur permettre de toucher la prime de rétrocession. Ce, après avoir obtenu toutes les assurances de la banque qui gère ces opérations de paie.

« La prime du mois de mars 2021 est déjà encaissée auprès de la FBN Bank, il ne reste plus que les agents se fassent enregistrer et ouvrir les comptes », annonce Gérard Mugangu.

Il sied de noter que l’Administration foncière à réalisé des recettes de l’ordre de 2,080 milliards de francs congolais au mois de mars 2021.

Tandis qu’au mois d’avril 2021, la mobilisation des recettes s’était arrêtée à 742 millions de francs congolais.

La prime de rétrocession représentant 5% des recettes réalisées, il se dégage un montant de 106 millions de francs congolais qui revient de droit à l’Administration foncière.

D’après la démonstration du Secrétaire général Gérard Mugangu, nonobstant la clé de répartition réglementaire fixée par un décret du Premier Ministre, quand on répartit de façon égalitaire la prime du mois de mars 2021 à 5200 agents, chacun toucherait au maximum 21 000 CDF.

Il est fait un constat que la procédure de bancarisation est bénéfique aux agents.

D’abord, face à la modicité de la prime, le Ministre Aimé Molendo Sakombi accepte de perdre 15% dans la quote-part revenant au cabinet. Ce qui fait que de 25% lui reconnus par la loi, avec la bancarisation, il n’aura plus que 10%. Même sacrifice consenti pour le Secrétaire général et ses services rattachés. Ils vont se contenter de 10 % pour assurer le fonctionnement et les autres charges au lieu de 25 % tels que dispose la clé de répartition établie par l’ancien Premier Ministre, Matata Ponyo.

Ainsi donc, les 80 % restants reviennent désormais aux agents de l’administration centrale et des circonscriptions foncières de Kinshasa.

Le deuxième avantage de la bancarisation se fonde sur le fait que désormais, la répartition de la prime tiendra compte de la fonction et du grade de l’agent.

Il est vrai qu’à cause d’un personnel pléthorique que regorge l’Administration foncière, cette prime de rétrocession paraît aujourd’hui modique. Quite aux services d’assiette de redoubler d’efforts dans la mobilisation des recettes foncières et immobilières pour espérer des retombées significatives.

Patrick BOMBOKA

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