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RDC : Forum Expo café-cacao, voici les recommandations sériées en quatre axes !

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RDC : Forum Expo café-cacao, voici les recommandations sériées en quatre axes ! 1

Le Forum Expo café-cacao vient de se clôturer après 72 heures des travaux enrichissants. Les acteurs intervenants dans ces filières ont, à travers les différents ateliers, relevé des contraintes et formulé des recommandations pertinentes. Celles-ci ont été par la suite approuvées en plénière avant d’être rendues publiques au cours de la cérémonie de clôture que vient de présider le ministre d’Etat à l’Economie nationale, Joseph Kapika.

Zoom Eco revient sur ces principales recommandations sériées en quatre axes et contenues dans le Rapport synthèse des travaux.

En ce qui concerne la production, la recherche, la transformation et les infrastructures, des recommandations suivantes ont été formulées :

  • Promouvoir la collaboration avec l’INERA pour la multiplication des pépinières de proximité ;
  • Sceller des partenariats avec d’autres institutions de recherche agronomique.
  • Recenser des plantations existantes et leurs propriétaires.
  • Créer de nouvelles plantations par l’usage du matériel végétal de multiplication à haut rendement. (Usage des sites d’incubation).
  • Encadrer les producteurs par les services techniques spécialisés de l’Etat (ONC) et privés.
  • Préfinancer les campagnes du café et du cacao.
  • Entretenir les routes de desserte agricole.
  • Alléger la législation agricole au profit des producteurs
  • Décourager la déforestation et encourager les plantations en zones savanicoles
  • Appliquer l’accord de Maputo (10% du budget de l’Etat alloué au secteur agricole), et mettre en œuvre le Fonds National de Développement Agricole (FONADA) ;
  • Impliquer le secteur privé et les investisseurs dans le financement de la recherche agricole ;
  • Appuyer et renforcer les capacités de la recherche agronomique,
  • Introduire les variétés saines ;
  • Mettre en place les mécanismes de coordination et de collaboration entre acteurs intervenants dans les filières café et cacao
  • Introduire, évaluer et développer les nouveaux matériels génétiques performants ;
  • Renforcer la surveillance phytosanitaire, l’encadrement, la communication et la vulgarisation ;
  • Reformer l’administration de la recherche agronomique ;
  • Tisser des partenariats avec les institutions de recherche agronomique sous régionales, régionales et internationales ;
  • Harmoniser le Code Foncier et la loi portant principes fondamentaux à l’agriculture (en collaboration avec le ministère de l’environnement) pour faciliter l’accès à la terre ;
  • Spécifier les missions assignées à l’ONC ;
  • Réhabiliter et assurer la maintenance des routes de desserte agricole en mobilisant d’une part les experts en la matière et d’autre part la population en organisant des structures autogérées spécifiques aux infrastructures)
  • Construire les infrastructures de transformation du café et du cacao et apporter les matériels spécifiques à la filière ;
  • Réhabiliter et acquérir les équipements de traitement du café et du cacao.

S’agissant de la problématique de la Certification, la Normalisation, le Marketing et des Opportunités de marchés, des recommandations suivantes ont été formulées : 

  • Améliorer la qualité et augmenter la quantité de la production caféière et cacaoyère ;
  • Mettre en place une bonne planification de relance des filières Café et Cacao et de transformation locale ;
  • Améliorer les moyens logistiques dans la chaîne de développement des filières (production, marketing, distribution et transport) ;
  • Renforcer les capacités des acteurs du secteur et améliorer l’accès à l’information en temps réel ;
  • Redynamiser l’encadrement des producteurs ;
  • Mettre en place les mécanismes de traçabilité partant de la production à la commercialisation de café et cacao ;
  • Renforcer la culture normative et des bonnes pratiques culturales ;
  • Mettre sur pied un Bureau National de Normalisation en lieu et place de la Commission Nationale de Normalisation ;
  • Elaborer et promulguer une Loi sur la Normalisation ;
  • Imposer la certification des produits caféiers et cacaoyers pour prouver l’application des normes ;
  • Respecter les limites des attributions impliquant une collaboration étroite entre les Services et Organismes intervenants dans le processus de production et d’exportation du Café et du Cacao ;
  • Organiser des événements promotionnels sur les filières café et cacao ;
  • Labéliser et protéger le café congolais.

S’agissant de la problématique du Financement, de l’Investissement, de l’Environnement des affaires et du Partenariat public-privé, voici les recommandations formulées : 

  • Instaurer une fiscalité attractive et allégée ;
  • Réduire à 1/3 les taux des taxes perçues par les services de l’environnement (la taxe rémunératoire annuelle, la taxe de pollution et la taxe d’implantation) ;
  • Supprimer toutes les autres perceptions illégales exigées par les services autres que ceux habilités à prester aux postes frontaliers ;
  • Initier une négociation entre les opérateurs de la filière, la banque centrale du Congo et les banques commerciales en vue de revoir à la baisse le taux de perception sur les opérations d’exportation ;
  • Revoir le taux d’impôt minimum sur les sociétés à vocation agricole ;
  • Revoir l’article 16 de la loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture et adopter les mesures d’application y afférentes ;
  • Créer, sécuriser et protéger le réseau des aviseurs ainsi qu’assurer le paiement de leurs primes ;
  • Créer un comité de suivi et mettre les moyens financiers sécuritaires et logistiques conséquents à sa disposition, en sollicitant notamment auprès du gouvernement la budgétisation, dans la loi des finances, des ressources dudit comité de suivi;
  • Relancer le financement des campagnes agricoles ;
  • Elaguer les tracasseries administratives en respectant les dispositions légales en la matière ;
  • Endiguer la fraude en identifiant tous les postes frontaliers et frontières qui favorisent ladite fraude ;
  • Elaborer des politiques d’incitation pour faire accéder les femmes et les jeunes aux crédits et aux marchés ;
  • Mettre en place à court terme le fonds de garantie pour le secteur agricole et à long terme une structure permanente de financement de l’agriculture ;
  • Mettre en place une politique de développement et de promotion cohérente et transparente de la filière café-cacao ;
  • Etendre l’implantation des Tribunaux de commerce et autres structures de facilitation et d’encadrement des investisseurs et des investissements dans les aires de production des café et cacao ;
  • Inciter le secteur bancaire à développer un crédit adapté au secteur agricole ;
  • Renforcer la formation et l’information auprès des parties prenantes ;
  • Mettre en place un cadre de dialogue entre les transporteurs et le gouvernement pour obtenir la réduction des tarifs de transport à l’exportation ;
  • Allouer au secteur agricole les fonds de contrepartie issus des aides alimentaires.

Enfin, quant à la problématique de l’Autonomisation et de la prise en charge des femmes et des jeunes dans la production de café et cacao, les recommandations suivantes ont été formulées :

  • Mettre en place des mécanismes de financement adaptés aux femmes et aux jeunes agriculteurs ;
  • Promouvoir l’intégration des femmes dans tous les maillons de la filière café-cacao ;
  • Mettre en place des programmes et projets spécifiques d’insertion des jeunes et des femmes dans les filières café et cacao ;
  • Faciliter l’accès à la terre et aux marchés aux femmes et aux jeunes agriculteurs ;
  • Faciliter l’accès à l’information et la fluidité de cette information auprès des petits groupes ;
  • Améliorer le climat des affaires et réduire les tracasseries administratives ;
  • Renforcer les capacités techniques et managériales des femmes et des jeunes agriculteurs.

 Zoom Eco

A RE(LIRE) :

RDC : les enjeux du Forum expo Café-Cacao 2018

Edito

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