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RDC : Global Witness ne s’embarrasse ni de ses propres approximations ni de ses contradictions (Tous pour le Congo)

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RDC : Global Witness ne s’embarrasse ni de ses propres approximations ni de ses contradictions (Tous pour le Congo) 1

RAPPORT – Les rapports de Global Witness sont volontairement touffus et on peut y lire à peu près tout et son contraire. L’objectif : saturer l’esprit du lecteur de tellement d’informations redondantes, approximatives, confuses, de préférence au  conditionnel et de nature à laisser dans son esprit un halo, que son cerveau se chargera de rationnaliser a posteriori sur la base de ses propres croyances, nourries elles-mêmes de clichés qu’ils auront contribué à propager.

L’idée n’est jamais pas de chercher la vérité mais de créer un narratif, outil de conviction beaucoup plus puissant, surtout quand il est au service d’une cause politique, à savoir que si les Congolais sont pauvres et sous-développés, c’est parce qu’ils sont corrompus et incompétents ce qui permet utilement de justifier qu’on continue à se servir chez eux.

Ainsi, quand Global Witness accuse GECAMINES de détournement, elle dit tout à la fois,

  • « Plus de 750 millions de revenus tirés de l’exploitation minière et versés par les entreprises aux organismes publics de la RDC ont été perdus durant leur acheminement au Trésor public entre 2013 et 2015 »
  • « Cette somme a disparu dans les caisses d’une compagnie minière publique dysfonctionnelle »
  • « La GECAMINES, la compagnie publique, est le principal coupable dans le détournement des recettes minières du Congo ».
  • « L’analyse effectuée par Global Witness sur les données fournies par l’ITIE montrent que plus de 750 millions de dollars de revenus issus du secteur minier et perçus par les organismes fiscaux et les compagnies minières publiques ne sont jamais parvenus au Trésor Public ».
  •  « D’après les données de l’ITIE, 149 millions en 2013, 314 millions en 2014 et 291 millions en 2015 n’ont pas été versés au Trésor Public par les entreprises minières et les organismes fiscaux, soit 753 millions de dollars. Cet argent est conservé par diverses administrations fiscales en RDC pour « leurs fonds propres » ou « disparaît, absorbé par la GECAMINES. »
  • « L’argent pillé dans les caisses de la GECAMINES » Comme cela sera démontré plus tard, cet argent n’a été ni perdu, ni n’a disparu, ni n’est jamais parvenu, ni n’a été absorbé, ni n’a été pillé. Il a été versé le plus légalement du monde sur les comptes de GECAMINES ce que reconnait l’Initiative pour la Transparence pour les Industries Extractives (ITIE). Mais cela aura permis de créer la confusion dans l’esprit du lecteur.

Ou encore, quand il s’agit de réécrire l’histoire et de dire que la production de cuivre sous le Maréchal Mobutu était une catastrophe, on peut lire : « Toutefois, il y a une chute considérable des niveaux de production de cuivre, de cobalt et de zinc depuis le début des années 60, conséquence de la crise politique et économique expérimentée pendant les dernières années de la présidence de Mobutu et la mauvaise gestion des opérations d’exploitation du cuivre et du cobalt. Le Graphique 1 illustre la chute importante de la production de cuivre, de cobalt et de zinc qui eut lieu après le boom de la production au milieu des années 80. »

Il est donc cumulativement écrit qu’il y a une chute considérable de la production depuis le début des années 60, conséquence d’une crise expérimentée trente ans plus tard mais qu’en même temps, la chute a eu lieu au milieu des années 80 après le boom de la production… Difficile de s’y retrouver.

Sur le graphique produit par Global Witness, en bleu, la « chute de la production » de cobalt, en orange celle de cuivre. On voit bien que la production a augmenté sous le Maréchal Mobutu très largement en passant pour le cuivre de 330 000 tonnes à 486 000 en 1986 et que la chute est arrivée en 1990.

Illogique intellectuellement certes, mais pas idéologiquement. Cette contradiction s’explique par le fait que Global Witness a postulé que depuis 1885 jusqu’à 2004, la situation des Congolais avait été négative peu importe le régime mais encore plus sous le Maréchal Mobutu.

Or, sous le régime MOBUTU, il y a bien eu un boom de la production. Mais ce fait ne cadrant pas avec l’histoire racontée, il est impossible à Global Witness dont toute la thèse repose sur la certitude que le salut de la RDC ne peut venir que de forces extérieures, d’où cette contorsion intellectuelle, en espérant probablement que l’esprit du lecteur s’y sera laisser prendre.

Tout ce développement pour dire qu’il est en fait très compliqué dans ce fatras historico-économico- politique, de démêler pour le néophyte le vrai du faux et de déceler l’imposture de l’activisme de Global Witness, ce qui est le but.

Extrait du Rapport : « Pour qui travaille réellement Global witness ? » de la Coalition Tous pour la Rd Congo.

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