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RDC : Human Rights Watch émet de doutes sur les réels motifs des poursuites judiciaires contre Kamerhe

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RDC : Human Rights Watch émet de doutes sur les réels motifs des poursuites judiciaires contre Kamerhe 1

L’impunité de nombreuses personnalités impliquées dans des actes de corruption en Rd Congo a poussé Human Rights Watch a émettre des doutes sur les véritables motifs des poursuites judiciaires engagées contre Vital Kamerhe.

Dans son Rapport de monitoring de l’année 2020 en Rd Congo, cet organisme international estime que la situation des droits humains s’est dégradée sous la présidence de Félix Tshisekedi, après une première année de mandat marquée par des avancées qui ont été saluées par tous.

« Des allégations de corruption au sein du cercle rapproché de Tshisekedi ont persisté. Le 20 juin, Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet de Tshisekedi, a été condamné pour détournement de fonds et corruption, devenant ainsi l’homme politique le plus important de la RD Congo à avoir été poursuivi pour corruption. Il a été condamné à 20 ans de prison. De nombreuses autres personnalités impliquées dans des actes de corruption ces dernières années n’ont pas fait l’objet d’enquêtes, jetant le doute sur les véritables motifs des poursuites engagées contre Kamerhe », soutient Human Rigths Watch.

En effet, cette organisation de droits humains est restée dans logique avec elle-même. Dans son plaidoyer publié, le 23 juin 2020, elle encourageait le pouvoir de Kinshasa à poursuivre tous les autres acteurs politiques soupçonnés de détournement de fonds publics et/ou d’autres faits de corruption.

Ida Sawyer précisait : « si aucune autre enquête n’est lancée, l’affaire Kamerhe risque de rester dans les mémoires comme un simple règlement de comptes entre rivaux politiques. »

Les poursuites judiciaires contre Kamerhe, l’homme politique le plus important de la Rd Congo à avoir été poursuivi pour corruption, sa condamnation à 20 ans de travaux forcés et son inéligibilité à toute forme de mandat politique pour les 30 prochaines années… « ont démontré, d’après Human Rights Watch, combien l’enquête a laissé bon nombre de questions sans réponses et que plusieurs témoins importants, eux aussi impliqués dans des infractions, ont pu s’en tirer sans être inquiétés. »

Bien au-delà, le Rapport de monitoring publié ce jour fait état de la répression (par des autorités) des manifestants pacifiques, des journalistes et des personnalités politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence imposé de façon temporaire en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour endiguer les mouvements de contestation.

Si la décision de démettre John Numbi de ses fonctions d’inspecteur général de l’armée a été une « démarche positive », Human Rigths Watch indique que son remplacement par le général Gabriel Amisi n’est pas à saluer tant que ce dernier est impliqué depuis longtemps dans de graves violations des droits humains dans l’est de la Rd Congo.

Et d’insister : « d’autres officiers supérieurs connus pour leur implication dans de graves exactions ou sous le coup de sanctions internationales ont également été promus, sapant davantage les perspectives de réforme au sein de l’appareil de sécurité, qui est toujours fermement contrôlé par l’ancien président Joseph Kabila. »

Par ailleurs, d’autres réformes ont été freinées par les luttes intestines au sein de la coalition au pouvoir déjà agitée, formée par Tshisekedi et Kabila, dont la force politique contrôlait le parlement et la plupart des provinces.

L’effondrement de la coalition au pouvoir en décembre a aggravé cette lutte pour le pouvoir, déplore cet organisme international.

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