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RDC : KCC reprend timidement l’exportation et la vente de son cobalt

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Kamoto Copper Company (KCC) a repris timidement l’exportation et la vente de son cobalt depuis le 25 avril 2019. Cette commercialisation avait été suspendue depuis novembre 2018 à cause de la détection de l’uranium, à des niveaux dépassant la limite acceptable, dans l’hydroxyde de cobalt que produit par cette joint-venture détenue à hauteur de 25% par Gécamines et 75% par le groupe Glencore à travers sa filiale congolaise Katanga Mining.

Cette reprise timide concerne une quantité limitée du cobalt certifié conforme à la réglementation de transport au niveau tant national qu’international sur les niveaux d’uranium.

« Les faibles niveaux de radioactivité détectés à ce jour dans l’uranium ne présentent aucun risque pour la santé et la sécurité. Grâce à des solutions opérationnelles provisoires, KCC avait produit, au 31 mars 2019, environ 930 tonnes de cobalt contenu depuis janvier 2019, qui étaient conformes à la réglementation applicable. Cela représente environ 22,5% de la production totale de cobalt contenu depuis janvier 2019 », indique un communiqué officiel du 29 avril 2019.

Toutefois, précise la société, cette reprise des exportations reste sujette aux modifications en fonction des procédures d’exportation régulières de la RDC, qui incluent la surveillance continue par la CGEA et par les autorités minières compétentes.

Les deux partenaires de cette co-entreprises, à savoir Katanga Mining et Gécamines, poursuivent la collaboration avec le ministère des Mines de la RDC et l’Agence congolaise de l’énergie atomique (CGEA) sur solution technique à long terme, laquelle vise l’installation d’une usine d’échange d’ions.

« Sous réserve (i) de l’obtention des autorisations nécessaires pour l’usine d’échange d’ions et (ii) de l’achèvement d’une étude de faisabilité incluant la conception technique détaillée de cette usine, la construction devrait débuter au T2 2019 et durer environ 9 mois. L’achat d’articles à long plomb concernant l’usine à échange d’ions a été approuvé par les conseils d’administration des associés de la Société et de KCC », a précisé le communiqué.

En attendant, KCC continue d’explorer également diverses solutions provisoires alternatives, tant opérationnelles que réglementaires, devant lui permettant ainsi de reprendre l’exportation et la vente d’une quantité importante de cobalt.

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Au quatrième trimestre 2018, KCC avait annoncé la suspendu temporaire l’exportation et la vente de cobalt en raison de la présence d’uranium détecté dans l’hydroxyde de cobalt à des niveaux dépassant la limite acceptable pour l’exportation du produit par le biais des principaux ports africains.

Par ailleurs, les statistiques du premier trimestre 2019 de KCC confirment que le nombre de cathodes de cuivre a atteint 57 175 tonnes à date alors qu’il était de 49 770 tonnes au quatrième trimestre 2018. Quant à l’hydroxyde de cobalt, il est passé de 4 646 tonnes au quatrième trimestre 2018 à 3 511 tonnes au premier trimestre 2019.

Eric TSHIKUMA

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