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RDC : la baisse d’exportations des minerais et hydrocarbures explique la chute de la valeur des exportations en 2019

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La baisse de la valeur des exportations observée en 2019 a été principalement imputable à la diminution des exportations des produits miniers et hydrocarbures, qui représentent plus de 90% des recettes d’exportation de la RDC.

Cela, suite à la baisse des cours moyens de principaux produits exportés par la RDC sur le marché international.

Les statistiques de la Banque centrale du Congo (BCC) indiquent que le cobalt, le pétrole et le cuivre ont vu leurs cours moyens baisser respectivement de 53,3%, 11,8 % et 8,0% en 2019.

La baisse du cours du cobalt est consécutive à un excès de l’offre par rapport à la demande.

Selon l’Institut d’émission, les importations se sont chiffrées à 14.631,7 millions de USD, enregistrant une baisse de 2,3% par rapport à l’année précédente. Une situation causée par la baisse des importations des biens d’équipement de 11,2%.

Le compte courant, lui, a affiché un déficit représentant 3,2 % du PIB contre 3,5 % en 2018, suite à la baisse des déficit de la balance des services et des revenus primaires dans un contexte de baisse d’excédent des comptes des biens et des revenus secondaires.

Il faut noter qu’au cours de l’année 2018, la balance des biens s’est soldée par un excédent de 399,6 millions USD, soit 0,8 % en 2019.

Cet excédent, en recul par rapport à son niveau d’une année plus tôt, se justifie par la baisse plus importante des exportations par rapport aux importations.

Concernant le compte des services, son déficit en 2019 s’est amoindri d’une année à l’autre, passant de 5,7 % du PIB en 2018 à 4,1 % en 2019.

Pour la BCC, cette évolution a résulté de l’amélioration observée au niveau de toutes les rubriques de ce compte.

Le compte des revenus primaires s’est soldé par un déficit représentant 2,8 % du PIB en 2019 contre celui de 3,6 % observé en 2018.

L’excédent du compte des transferts sans contrepartie a connu une diminution, en proportion du PIB, passant de 3,6 % à 2,8 %, d’une année à l’autre.

Concernant le compte capital, il a enregistré un solde excédentaire de 146,9 millions de USD, soit 0,3 % du PIB, contre celui de 437,1 millions, soit 0,9 %.
Le besoin de financement noté en 2019 a été rencontré par l’entrée des capitaux sous forme d’accumulation nette de passif, principalement au titre d’investissements directs étrangers.

En effet, d’une année à l’autre, les IDE nets ont été déficitaire de 1 351,0 millions de USD, soit 2,6 % du PIB, contre un déficit de 1 407,6 millions de USD, soit 3,0 % du PIB.

Olivier KAMO 

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