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RDC : la Banque mondiale débloque 250 millions USD pour poser les bases d’Inga 3

La Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 250 millions de dollars en faveur de la République Démocratique du Congo (RDC), marquant ainsi le lancement de la première phase du projet Inga 3, un méga-programme hydroélectrique d’un milliard de dollars.
L’information a été annoncée, le mardi 3 juin 2025, par l’institution elle-même, relayée ensuite par son Directeur pays en République Démocratique du Congo, Albert Zeufack.
« C’est une excellente nouvelle pour la RDC. La Banque mondiale est profondément engagée à améliorer la qualité de vie des congolais. Cet engagement a poussé notre équipe à travailler avec diligence pour atteindre ces étapes importantes. Avec l’approbation de ces nouveaux projets, nous réaffirmons notre dévouement indéfectible pour une prospérité inclusive et un développement durable pour tous les congolais », a déclaré Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC.
Ce financement, octroyé par l’Association internationale de développement (IDA), servira à amorcer les investissements sociaux et infrastructurels autour du site, en vue d’assurer une adhésion des communautés locales et de créer les premières retombées concrètes du projet.
Seulement 21 % des congolais ont aujourd’hui accès à l’électricité, estime la Banque mondiale.
Inga 3 s’inscrit donc dans un tournant stratégique : « Le développement de l’hydroélectricité d’Inga 3 sera transformateur pour la RDC », souligne Bob Mabiala, Directeur de l’Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (ADPI-RDC).
« En augmentant l’accès à une énergie propre, renouvelable et abordable pour les ménages et les industries congolaises, il servira de moteur pour une croissance inclusive et des emplois », a-t-il déclaré.
Lancé dans le cadre du Pacte national de l’énergie, ce projet s’aligne sur l’initiative Mission 300, qui vise à faire passer le taux d’accès à l’électricité de 21 % à 62 % d’ici 2030.
Ce décaissement, analysent les experts, bien qu’il ne finance pas encore la construction du barrage lui-même, envoie un signal fort au marché et ouvre la voie à un montage progressif. L’enjeu sera autant technique que social.
Les défis à venir concernent la transparence dans l’exécution, la stabilité politique pour attirer les investisseurs privés, et la capacité à bâtir une gouvernance exemplaire autour d’un projet d’une telle envergure.
Flory MUSISWA
























