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RDC : la Banque mondiale salue les avancées macroéconomiques et s’inquiète de la gouvernance marquée par la corruption

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La Banque mondiale salue les progrès macroéconomiques réalisés jusque-là par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) pendant que la situation de la gouvernance «plombée par la corruption» demeure préoccupante.

Au cours d’une conférence de presse tenue le mardi 25 janvier 2023 à Kinshasa, le Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a indiqué qu’en 2022, la RDC était classée troisième pays avec la croissance la plus rapide en Afrique estimée à 6,1%. Selon lui, le déficit budgétaire est resté sous contrôle, à moins de 3%.

«La situation macroéconomique de la RDC continue de s’améliorer. Ce qui a permis au pays de bénéficier d’un appui budgétaire de la Banque mondiale de l’ordre de 250 millions de dollars américains en juin 2022. Nous travaillons sur la deuxième tranche de cet appui budgétaire qui, nous l’espérons, sera délivrée avant la fin du mois de juin», a ajouté Albert Zeufack.

Le Directeur de la Banque mondiale pour la RDC a précisé que la croissance est tirée par une embellie des prix des matières premières. Mais, a-t-il nuancé, cette amélioration est aussi le fait de la gestion macroéconomique. La situation de gouvernance en RDC nous préoccupe également, car elle est «caractérisée par la corruption, qui prive les pauvres de leurs opportunités de développement». Or, a-t-il renchéri, la population de la RDC est dans sa grande majorité très pauvre.

«Nous espérons que la lutte contre la corruption prônée par le Président Félix Tshisekedi va s’accélérer. Ce ne sont pas les institutions internationales qui peuvent stopper la corruption, mais plutôt les Gouvernements et les populations. Nous pouvons aider les Gouvernements qui veulent arrêter la corruption (…), nous mettons en place des outils pour cela.», a déclaré le responsable de la Banque mondiale.

Albert Zeufack a insisté notamment sur un soutien de la Banque mondiale, avec un projet de 800 millions de dollars américains, au programme de gratuité de l’éducation de base lancé en 2021 par le Président Tshisekedi.

Olivier KAFORO

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