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RDC : la caution électorale payée en 2015 perd 42% de sa valeur au remboursement !

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La caution électorale payée en 2015 et en cours de remboursement a perdu sa valeur d’environ 42%. La dévaluation du Franc congolais (CDF) par rapport au Dollar américain (USD) sur le marché de change est à la base de cette situation. Le taux de change étant parti de 945 CDF le Dollar USD pour se situer à 1 620 CDF le Dollar US. Si les 500 000 CDF équivalaient 529 USD à cette époque, ce montant ne représente actuellement que 308 USD, soit un écart de 221 USD.

Les responsables des regroupements politiques et partis politiques (de tous bords) ainsi que les candidats indépendants et/ou leurs mandataires sont nombreux à regretter cette dévaluation que l’Etat n’a daigné en tenir compte. Du coup, ils en sortent perdants.

« Les 500 000 CDF que nous avions payés en 2015 pour la liste de notre parti politique ne représentent plus la même valeur actuellement. C’est une perte du pouvoir d’achat de plus de 220 USD. Au lieu d’en tenir compte, le gouvernement Tshibala s’amuse à nous rembourser 308 USD en lieu et place de l’équivalent de 529 USD. Ce n’est pas juste », a déploré Jimmy Mukendi, mandataire de l’UDPS-Kibassa rencontré cet avant-midi à la Territoriale.

Si la nouvelle Loi électorale a abrogé le paiement de la caution par liste, ces frais sont actuellement payables par candidat. Et ils sont passés de 500 000 CDF par liste à 1 million de CDF par candidat. Ce qui pousse certains à relancer la problématique du financement des partis politiques en RDC.

« Dans un contexte d’absence de fonds publics destinés aux partis politiques tel que prévoient les textes, ils s’organisent pour dépouiller les partis politiques de leurs maigres ressources issues de leurs militants pour financer les cautions exorbitantes et non remboursables. Dès lors, nous partons sur de mauvaises bases tant que les partis de la majorité au pouvoir disposent d’un pouvoir économique assez fort pour payer ces cautions que ceux qui sont dans l’opposition », a renchérit Jimmy Mukendi.

Cet acteur politique estime, comme bien d’autres avec qui il était, que la faute incombe aux élus du peuple et au gouvernement qui ont cautionné cette Loi électorale liberticide de  l’opposition.

Dans l’une de ses tribunes du 31 janvier 2018, le député national Adolphe Muzito constatait le paradoxe selon lequel la Majorité présidentielle, a refusé de subventionner les partis politiques, pendant quinquennat 2012-2016 et de rembourser aux candidats présidents de la République (Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Léon Kengo,..) et aux députés nationaux, au courant du quinquennat qui vient de s’achever.

Mais au contraire, elle veut leur enlever le peu de ressources venant des cotisations et des dons de leurs militants en leur exigeant une caution de près de 5 millions de USD pour l’ensemble du processus électoral, leur privant ainsi de leurs petites ressources qui leur auraient permis de financer la campagne de prochaines élections de décembre 2018.

D’où, avait – il tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité d’une conciliation des comptes afin de mieux savoir : qui doit à qui ?

Nadine FULA | Zoom Eco

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