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RDC : la coalition FCC-CACH ne devrait-elle pas assumer et s’assumer ?

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[OPINION] – Au bord de ce que Charles de Gaulle appelait « la chienlit » ? En tout cas, les prémices s’amoncellent. Violences sur fond d’autodafé à Kinshasa. Echauffourées entre jeunes de l’UDPS et du PPRD dans la même ville. Actes de vandalisme à vaste échelle à Lubumbashi.

Velléités de « vendetta ? » dans d’autres villes du Grand Katanga. Et sur le versant « citoyen ? » des manifs publiques, Lamuka, le MLC…ont programmé qui des sit-in, qui des marches dès ce mercredi .

Ne nous payons pas de mots ni d’expressions : ça sent le cocktail molotov. On semble s’éloigner de plus en plus du miracle post-électoral avec la coalition FCC-CACH qui a servi d’antidote au millénarisme prophétisé et… espéré par tous ceux qui, à l’intérieur et surtout à l’extérieur du pays, vivent de l’instabilité de la RDC.

La détérioration de la situation est-elle irréversible ? Non. Il est encore possible de rasséréner les esprits. Pour y arriver il est de la responsabilité du binôme FCC-CACH d’assumer leur deal et de s’assumer.

Tout se passe jusqu’ici comme si les deux familles politiques avaient honte de consommer leur mariage de… raison. Or sans cette déclinaison au quotidien du compromis entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi et par extension entre le PPRD et l’UDPS et par ricochet encore entre le FCC et CACH, rien de solide ne saurait se faire.

Tant que le Président de la république, qui est le vrai patron de l’UDPS n’aura pas obtenu de sa base légendaire qu’elle fasse son aggiornamento par rapport à Joseph Kabila et à tout ce qu’il incarne politiquement, la coalition ressemblera à une coquille vide. Car des décennies durant, à l’UDPS on a enseigné aux troupes l’anti-kabilisme.

Exactement comme avant l’avènement des Kabila, on avait professé l’anti-mobutisme, parfois primaire. Cela ne s’efface pas du jour au lendemain.

En kabilie aussi, l’on devrait se faire à l’idée que même s’il est de fait le patron de la majorité parlementaire et qu’il est à la tête du holding des provinces, le Raïs a cessé d’être l’alpha et l’oméga de la vie politique. Il faudrait bien assumer cette nouvelle donne et s’assumer.

En somme, sans nécessairement s’aimer, les deux mariés sont comme condamnés à rester unis. Car, ce qui est en jeu, ce ne sont pas les susceptibilités, les caprices, la mégalo de l’un ou de l’autre camp. Au cœur du contrat FCC-CACH se trouve la stabilité de la RDC au sens géopolitique et géostratégique du terme.

José NAWEJ via Zoom Eco

*Titre de Zoom Eco
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