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RDC : la déchéance de Mabunda exigée pour gestion opaque et érosive des fonds de l’Assemblée nationale !

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Les fonds publics alloués à l’Assemblée nationale sont gérés en toute opacité. Plus de 250 députés pétitionnaires soutiennent que Jeanine Mabunda Lioko a érigé ce mode de gestion décrié en règle. Une démarche qui, d’après eux, vise la transparence et la redevabilité dans la gouvernance financière de la chambre basse du Parlement.

« Les contreseings recommandés dans les opérations bancaires sur le compte de l’Assemblée nationale ont été supprimés. Ce qui dénote de la part de la présidente une volonté délibérée de soustraire l’Ordonnateur délégué du circuit des finances de l’Assemblée nationale aux fins d’une gestion calamiteuse et prédatrice », révèle la pétition.

L’autre grief mis à charge de Jeanine Mabunda l’absence du règlement financier de la chambre basse du Parlement.

D’après les pétitionnaires, ce outil indispensable pour une gestion saine et transparente lequel renferme les modalités d’exécution de la dotation de l’Assemblée nationale n’a jamais été soumis, par son Bureau, à l’approbation de la plénière conformément à l’article 139 du Règlement intérieur.

Et d’insister : « cette situation est à la base de la megestion financière de notre chambre, visiblement organisée et entretenue par la présidente du Bureau, et entraine comme conséquences notamment le retard de paiement des factures des institutions hospitalières, l’accumulation d’arriérés des assistants parlementaires, des rentiers de la Sessopa, etc. »

Ces élus pétitionnaires attendaient impatiemment l’examen du Rapport de gestion pour l’exercice 2019 pour comprendre comment le Budget de leur chambre a été exécuté avec toutes les ventilations qu’un tel exercice impose. Hélas, s’est exclamé un d’eux!

Si sur le plan administratif, la décision du Conseil d’Etat prise en rapport avec la requête du député Albert Fabrice Puela pour violation de l’article 139 du Règlement intérieur a semblé soulager Jeanine Mabunda, la question de fond a demeuré et ses collègues tiennent mordicus à le régler durablement.

Pour d’aucuns, il est difficile de croire que Jeanine Mabunda qui a pourtant travaillé dans le secteur bancaire et qui connaît bien les arcanes du système financier n’arrive pas à se conformer aux exigences basiques de transparence.

Qu’avait-elle à perdre si le Rapport de gestion de l’Assemblée nationale avait été distribué à tous les députés nationaux pour l’examiner de fond en comble, en toute transparence et en toute rigueur tel qu’ils le font lors d’un contrôle parlementaire? Comment justifie – t – elle le dépassement budgétaire de 14,82% au regard des prévisions de la ligne de crédit lui allouée en 2019? A quoi cet argent a servi exactement ?

Face à l’opacité décriée, les élus du peuple usent de leurs prérogatives pour veiller à ce que que le contrôleur se contrôle rigoureusement d’abord lui-même avant de contrôler avec efficience les autres.

Quoi de plus normal que tout élan de mauvaise gouvernance soit interrompu à l’heure où l’Union sacrée de la Nation se cristallise pour instaurer l’Etat de droit en Rd Congo.

Si réclamer le départ de Mabunda du perchoir est une chose que les députés peuvent obtenir, apprend-on, le plus important serait, au delà de la déchéance, de chercher à comprendre comment les fonds de l’Assemblée nationale ont été gérés et à quoi cela a servi exactement. Cela ne peut se faire que grâce à des enquêtes des services habilités dont l’Inspection générale des Finances.

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