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RDC : la FEC et le PNUD ont initié une première table ronde sur les PME congolaises à l’heure de nouveaux enjeux

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RDC la FEC et le PNUD ont initié une première table ronde sur les PME congolaises à lheure de nouveaux

La Fédération des Entreprises du Congo (FEC), en collaboration avec le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), a organisé, le mercredi 28 septembre 2022, la première table ronde autour du thème : « Les PME (Petites et moyennes entreprises) congolaises à l’heure de nouveaux enjeux ».

Ces assises s’inscrivent dans le cadre du projet « Renaissance » lancé depuis 2021 en République Démocratique du Congo par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) en vue de restructurer cette organisation patronale afin de la rendre plus apte à répondre aux enjeux économiques de l’heure.

Au cours de douze prochains mois, une dizaine de tables rondes seront organisées, en collaboration avec le PNUD, dans le but d’accentuer le rôle syndical du patronat congolais et développer l’entrepreneuriat national en République Démocratique du Congo (RDC).

Le débat a tourné autour de quatre thèmes à savoir la fiscalité, le financement, l’accès aux marchés et l’accompagnement des PME.

Dans son intervention, Albert Yuma, Président de la FEC, a indiqué que ces échanges ont démontré qu’il n’y a pas compétition entre le Gouvernement et le secteur privé mais il existe plutôt une complémentarité.

« Le plus important que je retiens aujourd’hui, c’est cette volonté du Gouvernement et du secteur privé de faire en sorte qu’on soit, ce qu’on a toujours voulu, des partenaires privilégiés pour le développement de ce pays. On a montré aujourd’hui, et je remercie tous les membres du Gouvernement ainsi que le Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État, qu’il n’y a pas de compétition entre le Gouvernement et le secteur privé, il y a plutôt une complémentarité. C’est ensemble que nous allons développer ce pays, donner à notre économie les moyens pour le bonheur de sa population. », a-t-il déclaré.

Prenant la parole à son tour, le Ministre des Petites et Moyennes entreprises (PME), Eustache Muhanzi, a réitéré l’engagement du Gouvernement à accompagner les PME congolaises afin de garantir le développement de la République Démocratique du Congo (RDC).

« On doit retenir que les PME constituent le moteur de développement, le moteur de diversification de notre économie, le moteur de création d’emplois. Et quand la FEC nous approche pour qu’on échange pour voir ensemble les différents leviers que met en place le Gouvernement, nous nous ne pouvons que nous en réjouir. », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Les PME congolaises sont accompagnées, elles sont encadrées par le Gouvernement parce qu’il y a plusieurs actions en termes de formation, d’accès aux crédits, d’accès aux marchés. Il y a des mécanismes que le Gouvernement de la République a mis en place, à travers le Programme national de développement de l’entrepreneuriat au Congo ».

Au cours de ces échanges, la question de la fiscalité a aussi retenu l’attention des participants. Les représentants du secteur privé ont déploré la multiplicité des taxes qui, selon eux, ne permettent pas aux PME de s’épanouir en RDC.

« Justement, c’est un problème qui a été abordé. Et à notre grande surprise, le Gouvernement a déjà commencé à prendre certaines mesures pour supprimer certaines taxes redondantes et surtout certaines taxes qui n’ont pas de contreparties. Une deuxième chose, c’est que le Gouvernement est en train d’envisager d’avoir une fiscalité adaptée aux PME en termes d’impôts, de pouvoir ne pas tout simplement mettre tout le monde sur le droit commun mais de pouvoir dire : les PME de cette taille pourront payer ça. », a affirmé le Président de la Commission nationale des PME, Felly Samuna.

« Le Ministre des Finances nous a dit, par exemple, que les petites entreprises paieraient 30 000 Francs congolais par an. Et donc, les petites entreprises paieraient 1% de leurs chiffres d’affaires et les moyennes entreprises, 10%. Mais, ce qui est important à savoir, c’est que moi j’invite les entrepreneurs congolais à ne plus rester dans l’informel parce qu’on va dans l’informel pour fuir des taxes ».

A son tour, Luc Badibanga, Vice-Président national chargé du climat des affaires, qui conduit le projet « Renaissance » de la FEC, est revenu sur ce projet qui a déjà totalisé une année d’existence.

Notons que le projet « Renaissance » vise la refonte du Patronat congolais.

« Depuis un an, la FEC a lancé un projet qui s’appelle Renaissance et qui vise à remettre à plat tous les fondamentaux de la FEC : Statuts, structure organisationnelle, partenariat avec le secteur public. C’est dans le cadre de ce dernier thème : partenariat public-privé, que nous avons tenu aujourd’hui notre première table ronde avec le but affiché de pouvoir nouer avec le pouvoir public un dialogue vrai, un dialogue sincère, mais aussi un dialogue transparent et dans un cadre assez convivial. », a-t-il fait savoir.

Le Vice-Président national chargé du climat des affaires au sein de la FEC a par ailleurs expliqué qu’il ne s’agit pas de simples rencontres mais des séances de travail techniques qui doivent déboucher sur des solutions aux problèmes du secteur privé.

« Nous aborderons des thématiques aussi diverses que celles de télécommunications, de la fiscalité, de la sous-traitance, de la formation professionnelle tout au long de 10 prochains mois et autour de 15 tables rondes. Acteurs publics, acteurs privés, bailleurs de fonds, vont, à chaque fois, aller dans le fond des problématiques auxquelles nos entreprises ont à faire face et essayer ensemble d’apporter des solutions pérennes. »

« Ces séances marquent le début de sessions de travail techniques desquelles devront aboutir à des résultats mesurables », a-t-il souligné.

Plusieurs personnalités ont participé à cette première table ronde notamment le Ministre des Finances Nicolas Kazadi, celui du Plan, Christian Mwando N’simba, le Ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa, le Ministre de l’Industrie, Julien Paluku, celui des PME et Entrepreneuriat, Eustache Muhanzi, et le Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État en charge des questions financières.

Nadine FULA

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