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RDC : la mission «Kagame» à Kinshasa avorte pour deux raisons

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RDC : la mission «Kagame» à Kinshasa avorte pour deux raisons 1

[EDITO] – La mission des chefs d’État africains membres de l’Union africaine (UA) qui devrait être conduite à Kinshasa a avorté. D’après des sources concordantes, le déplacement de la capitale congolaise de ces cinq dirigeants avec en tête le rwandais Paul Kagame est tombé caduque. Des analystes évoquent deux principales raisons.

Primo. La proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 par la Cour constitutionnelle. En effet, ce groupe de chefs d’État avait manifesté de doutes sérieux sur les résultats provisoires de cette élection tels que proclamés par la CENI.

Sans passer par le dos de la cuillère, le communiqué final de leur réunion a recommandé la suspension de l’annonce desdits résultats définitifs afin d’envisager le recomptage de voix afin de garantir, selon leur entendement, le respect des urnes. D’où, l’urgence pour eux de s’entretenir avec les acteurs politiques en présence.

Le refus par la Cour constitutionnelle de la RDC d’obtempérer à cette décision visiblement «illégale» et violant manifestement le principe de souveraineté nationale a étouffé ce schéma «funeste» pour certains analystes et «salutaire» pour d’autres.

Secundo. Les critiques acerbes, notamment du Secrétaire général de l’ONU, sur le caractère «informel» de la réunion tenue par ce groupe de chefs d’État jeudi dernier à Addis-Abeba, à l’initiative de Paul Kagame, auraient affaibli la démarche de ce dernier. Car, estiment certains analystes, il devenait difficile pour le groupe de faire exécuter la décision prise au nom de l’Union africaine.

Entre ces deux raisons partagées dans les salons politiques et diplomatiques, s’ajoutent les réactions tranchées une frange de l’opinion congolaise contre cette démarche hasardeuse frisant le néo-colonialisme de la part de ses initiateurs.

Il y a, en outre, la floraison de messages de félicitations au président élu venant de certains chefs d’État et de gouvernements africains signataires du communiqué conjoint porté par Kagame.

Ce revirement spectaculaire de la SADC, présidée par le zambien Edgar Lungu et de l’Afrique du Sud avec Cyrille Ramaphosa semble avoir refroidi l’action «Kagame».

Entre-temps, l’Afrique et la RDC savoure la victoire de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi qui s’apprête à prester serment comme cinquième président élu depuis l’indépendance du pays.

Par contre, les cinq présidents africains dont Kagame, Laurenco et Ramaphosa aux côtés du président de la commission de l’UA Moussa Faki, attendus ce lundi 21 janvier 2019 à Kinshasa pour désamorcer ce qu’ils ont qualifié de «crise électorale» ne voient plus d’intérêt à effectuer ce déplacement.

En attendant l’investiture, d’aucuns s’interrogent si c’est réellement la fin de ce feuilleton de contestation dans les rangs de la communauté régionale et internationale.

Seuls les messages de félicitations du CEEAC, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des États-Unis d’Amérique, des Nations Unies, … peuvent attester le contraire.

Qu’à cela ne tienne, le peuple congolais a manifesté sa volonté de tourner la page et d’avancer vers la construction économique et social de ce pays à vocation de puissance économique mondiale.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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