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RDC : la pacification de l’Est passe par la résolution des problèmes socio-économiques

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OPINION – Nombreux sont ces congolais qui sont d’avis que la pacification de l’Est de la Rd Congo dont fait partie le territoire de Beni passe notamment par la résolution des problèmes socio-économiques. Le cas préoccupant de Beni vient remettre cette problématique de la paix et la sécurité dans cette partie du pays en proie à des violences inhumaines.

Le député national élu de Kinshasa II (FUNA), Patrick Muyaya fait partie de l’élite congolaise avisée qui prône la combinaison, par les autorités congolaises, de trois options nécessaires afin de venir à bout de cette situation.

« L’ennemi à Beni est un monstre à plusieurs têtes. Il faut une bonne combinaison entre opérations militaires, implication de la population dans le renseignement et la dénonciation des actes suspects, et une dose de diplomatie à côté d’une réponse économique », a – t – il indiqué dans un tweet sur son compte officiel.

Saluant les principales résolutions prises à l’issue de la réunion du Conseil de sécurité liées à l’installation d’un quartier général avancé des Forces armées à Béni et la mise en œuvre  d’opérations conjointes entre l’armée et la Monusco à Beni, cet élu du peuple a vivement recommandé au Gouvernement de passer à l’action en prenant en compte la complexité des facteurs qui alimentent cette insécurité afin de parvenir à des résultats attendus par le peuple.

Jojo M. Sekimonyo, auteur du livre « Génocide économique» propose, lui, un Plan Marshall pour sortir les provinces de l’Est de la Rd Congo de la crise sécuritaire. Il part du constat déplorable selon lequel, seule, la solution militaire et diplomatique a montré ses limites toutes ces dernières années.

« Je pense que la solution à cette situation passe par la prise en compte des problèmes socio-économiques. Il faut mettre de l’argent dans cette partie du pays, en construisant des routes, des hôpitaux. Et ça fera que l’Est soit plus attractif et ça permettra, notamment la création d’une nouvelle culture. On fait la guerre tous les jours et la situation ne change pas, je pense qu’on doit investir dans les programmes de développement, lequel vise à réduire le nombre de vies perdues », a – t – il préconisé.

Ce plan Marshall devra donc se focaliser sur le développement économique des provinces plutôt qu’à la réponse militaire exclusivement. Car, précise Jojo Sekimonyo dans un article publié par Le Potentiel, la pauvreté engendre le désespoir et conduit des personnes désespérées à des vies ruinées et même à la criminalité dans des cas extrêmes.

Au demeurant, il est clair que le développement économique des provinces de l’Est de la Rd Congo oblige le Gouvernement et ses partenaires, avec l’appui de la classe d’affaires congolaise, à s’engager résolument dans la création d’un environnement qui puisse permettre la création d’emplois, l’entrepreneuriat et la mise en place d’un écosystème pour développer l’économie de cette partie du pays. Ce qui pourra, sans nul doute, aider au rétablissement de la paix et de la sécurité.

Toutefois, pour une meilleure mise en oeuvre de cette solution triple-option, une certaine opinion représentée notamment par les groupes parlementaires katumbistes demandent au commandant suprême des armées congolaises, Félix Antoine Tshisekedi, de pouvoir opérer la permutation de tous les officiers de forces de sécurité déployés à Beni.

Le ras-le-bol exprimé par la population de Beni en vandalisant les installations de la Monusco et de la Mairie de la ville de Beni est un message clair que devrait capter les autorités pour apporter le changement dans leur vécu quotidien en proie à l’insécurité permanente.

Il y a lieu de rappeler que la plus grande majorité de la population de Beni vit des activités agricoles. Le fait de fuir chaque fois des atrocités en abandonnant leurs champs, constitue un manque à gagner incalculable. Ce qui les appauvris constamment. C’est sans compter des opérateurs économiques qui évoluent dans une incertitude permanente perturbant leurs activités.

Tous condamnent la résurgence des tueries en masse des civils à Béni par des présumés combattants d’Allied democratic forces (ADF). Les derniers cas en date de cette insécurité sont les tueries mardi, de sept civils au quartier Boikene et de 12 autres personnes à Mavete et Musandaba, près de la cité d’Oicha, portant à 19 morts enregistrés le même jour.

Du 6 novembre à ces jours, au moins 64 personnes ont été tuées à Beni dans les diverses attaques, d’après le décompte de la Société civile.

Emilie MBOYO

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