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RDC : le déficit du Trésor public franchit la barre de 620 milliards de CDF au 30 avril

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Le déficit du trésor public a franchi la barre de 620 milliards de CDF (soit plus de 335 millions USD au taux de 1 850 CDF le dollar américain) au 30 avril 2020. Ce niveau dépasse largement celui du déficit annuel de l’année 2019 qui s’est clôturée avec un solde négatif de 564,8 milliards de CDF (soit 327,4 millions USD au taux du jour de 1 725 CDF/USD).

D’après le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo qui s’est réunie, ce jour, pour évaluer la situation mensuelle, ce déficit s’est largement creusé du fait notamment de la faible mobilisation des ressources dans un contexte où les dépenses devraient accroitre avec la mise en oeuvre des mesures de riposte contre le Covid-19 dont celles relatives à l’augmentation des dépenses de santé. 

« Au 30 avril 2020, le solde du Trésor affiche un déficit de 200,4 milliards de CDF alors que le Trésor table sur un léger excédent de 1,4 milliard de CDF à la clôture du mois sous analyse. En cumul annuel, l’Etat est déficitaire de 620,3 milliards de CDF contre un excédent programmé de 34,7 milliards de CDF au quatre premiers mois de l’année 2020 », rapporte le CPM.

En d’autres termes, il s’est observé un déséquilibre remarquable au terme des quatre premiers mois de l’année soutenu par un grand écart entre les recettes publiques mobilisées et les dépenses publiques effectuées.

Dans ce cadre, le niveau des dépenses aura été supérieur de 620,3 milliards de CDF à celui des recettes publiques. D’où, le solde négatif des opérations financières de l’Etat au cours de cette période.

A RE(LIRE) : zéro financement monétaire et +33 milliards de CDF de solde prévus à fin mars 2020 (Plan de trésorerie)

Ce déficit aura été visiblement financé, en partie par les revenus des émissions des Bons du trésor, et le différentiel par les avances monétaires de la Banque centrale du Congo au Gouvernement.

Si la première option a l’avantage de lisser le gap de la trésorerie de l’Etat et encouragée par le FMI, la seconde option devrait être prohibée depuis fin mars dernier tant qu’elle ronge les réserves internationales pour financer les dépenses budgétaires.

« Face à cette situation, le CPM exhorte le Gouvernement à aligner les dépenses aux ressources disponibles, en privilégiant les dépenses dites contraignantes et limitant celles jugées non prioritaires, et ce, afin de contenir les pressions exercées sur le marché », précisent les experts de la Banque centrale.

Cela signifie que la Banque centrale du Congo (BCC) ne sera plus en mesure d’effectuer un paiement au profit du Gouvernement si le compte de l’Etat n’a pas de ressources. En peu de mots, c’est le retour à la gestion « rigoureuse » sur base caisse. 

Eric TSHIKUMA

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