Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : le général Amisi Kumba épinglé dans un nouveau rapport de Global Witness !

Published

on

Le général Amisi Kumba, chef d’Etat-major général adjoint des FARDC en charge de la force terrestre, est épinglé dans un récent rapport de Global Witness. Cet officier de l’armée, connu sous le nom de Tango Four, est soupçonné d’avoir usé de son influence (en tant que proche de l’ex. chef de l’Etat, Joseph Kabila) pour acquérir illégalement et céder de permis d’exploitation du bois l’an dernier.

« La famille d’Amisi a obtenu cinq concessions forestières en juin 2018, en violation du moratoire établi de longue date par la RDC sur l’attribution de concessions forestières industrielles, qui visait à protéger la biodiversité et les forêts tropicales critiques du pays. Le ministre de l’Environnement de la RDC avait confisqué sans préavis ces licences à d’autres sociétés d’exploitation forestière avant de les transférer à la société familiale de Amisi, Maniema Union 2 », indique un communiqué de Global Witness.

D’après la même source, l’annulation des licences et leur attribution à Maniema Union 2 ont eu lieu dans un délai de quatre jours. Et en l’espace de quelques semaines, Global Witness confirme que la famille Amisi a vendu la société et ses licences à Lei Hua Zhang, un magnat du bois chinois qui est propriétaire d’une entreprise forestière importante mais mystérieuse opérant en RDC.

Au responsable de la campagne chez Global Witness, Peter Jones, de commenter : « le général Amisi, puissant initié du régime Kabila, semble avoir réussi à acquérir et à vendre des licences d’exploitation forestière à une vitesse record, même si l’obtention de nouvelles licences était illégale à cette époque. Cela fait craindre que les élites congolaises proches du pouvoir aient été en mesure de faire fi des réglementations environnementales pour gagner de l’argent, ce qui pourrait potentiellement alourdir les poches des individus liés politiquement aux dépens du trésor congolais et des forêts du pays. »

Global Witness affirme avoir écrit au général Amisi et a contacté son avocat par téléphone, mais sans obtenir une quelconque réponse de fond. Elle estime que le nouvel Exécutif congolais devrait immédiatement annuler toutes les concessions allouées en violation de son moratoire et publier tous les détails des propriétaires et des contrats de concession.

« La communauté internationale, qui finance le ministère de l’Environnement de la RDC, devrait veiller à ce que les institutions qu’elles financent promeuvent réellement des initiatives de transparence et exiger que toutes les concessions forestières illégales soient annulées et restituées à l’État », recommande cette organisation de lutte contre le pillage des ressources naturelles.

Elle rappelle que ce n’est pas la première fois que Amisi Tango Four se lance dans le commerce lucratif des ressources naturelles de la RDC. Les Nations Unies, entre autres, accusent depuis longtemps le général d’être impliqué dans l’exploitation minière illégale et le commerce d’armes.

De plus, il a été sanctionné en 2016 par l’UE et les États-Unis pour son rôle présumé dans la répression meurtrière des manifestations pro-démocratiques à Kinshasa, alors que des citoyens congolais protestaient contre le retard des élections présidentielles qui étaient censées se tenir en 2016. Des sanctions qui ont été contestées du fait de leur caractère arbitraire et violationnistes de la souveraineté congolaise. Cependant, insiste Global Witness, Gabriel Amisi a été promu par Joseph Kabila malgré les sanctions internationales.

Emilie MBOYO

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito