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RDC : le Gouvernement appelé à envisager un collectif budgétaire suite au choc du COVID-19

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Face à la lutte contre la propagation du coronavirus, des voix ne font que s’élever pour exiger un collectif budgétaire. Objectif : accroître les dépenses liées aux besoins sanitaires, réajuster certains paramètres dont les prévisions des recettes en chute vertigineuse, la croissance en ralentissement inquiétant et le train de vie des institutions exerçant une forte pressions sur les faibles recettes mobilisées.

Au Syndicat national des médecins du Congo (Synamed) par exemple, des experts indiquent que compte tenu de l’ampleur que ne cesse de prendre l’épidémie, il risque d’être difficile voire impossible pour la RDC de financer de manière efficace la riposte contre la propagation du Covid-19.

La Loi de finances pour l’exercice 2020 prévoit un budget de 1 682,37 milliards francs congolais (997 millions de dollars) pour financer les besoins de la santé à travers la RDC, soit 5,23% des dépenses publiques de l’exercice budgétaire. Comparé aux crédits de 1 056,32 milliards de francs congolais (626 millions de dollars) prévus dans la loi de finances 2019, il s’observe un accroissement d’environ 37,21%.

A fin février 2020, le trésor public a payé les dépenses du secteur de la santé à hauteur de 66 milliards de francs congolais (39,466 millions de dollars) contre les crédits engagés de 70 milliards de francs congolais (41,902 millions de dollars), soit un taux d’exécution de 94,18%. Cependant, les sources du ministère du Budget indiquent que 80% de ces fonds n’ont couvert que les dépenses de rémunération du personnel de santé.

Il y a quelques jours, le ministre de la Santé, Eteni Longondo a annoncé le décaissement par le gouvernement, de 1,8 million de dollars américains pour couvrir la prise en charge des malades, l’acquisition des équipements et la rémunération du personnel soignant et autres. Ce montant jugé insuffisant par plus d’un congolais, a suscité des réactions de toute part.

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Pour le député national et ancien premier ministre Augustin Matata Mponyo, la priorité pour le moment, doit être consacrée à la lutte contre l’épidémie de Coronavirus.

« Il faut que les congolais réalisent que nous sommes devant une situation exceptionnelle. Il faut à cela, des mesures exceptionnelles. Un collectif budgétaire s’impose absolument dans ces conditions », a-t-il souligné.

Où trouver les moyens ?
Après examen des perspectives socio-économiques du pays, du fait principalement de l’avènement du Coronavirus, l’ancien premier ministre propose la réduction du train de vie des institutions publiques, notamment la taille du gouvernement, les membres des cabinets politiques, de l’Assemblée nationale et du Sénat.

« Il faut que nous soyons logique. Vous pouvez produire et ne pas être capable d’exporter. Dans ce cas, les droits à l’importation et l’exportation vont sensiblement diminuer. S’il n’y a pas des bateaux qui arrivent au port, vous allez dédouaner quoi ?”, s’interroge Augustin Matata Ponyo.

D’autres compatriotes tels que le professeur Mukoko Samba et le député national Christian Mwando Nsimba ont également appelé à un collectif budgétaire.

Fin février 2020, le Gouvernement congolais a mobilisé moins d’un milliard des recettes publiques. Les opérations financières ont ainsi enregistré un déficit de 230 millions de dollars américains, les estimations de la croissance économique a été revue à la baisse (1,3%).

Entre temps, les parlementaires qui doivent donner le quitus pour le collectif budgétaire sont en vacances. Dans un communiqué publié le 18 mars 2020, les deux chambres du parlement ont décidé de suspendre les travaux, suite à l’ampleur de l’épidémie de Coronavirus.

« Compte tenu de l’état d’avancement de l’épidémie de Coronavirus, les bureaux de l’Assemblée nationale et celui du Sénat ont décidé de suspendre toutes les activités en plénière durant la période du 18 mars au 15 avril 2020 », indique le communiqué.

Olivier KAMO

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