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RDC : le PAM a besoin de 472 millions USD en urgence pour maintenir ses opérations

Le Programme mondial alimentaire (PAM) a besoin d’urgence de 472 millions de dollars pour maintenir ses opérations dans trois provinces de l’Est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit de l’Ituri, Nord- Kivu et Sud-Kivu.
Selon un récent rapport du PAM, sans financement supplémentaire, davantage de personnes risquent de ne pas recevoir l’aide vitale dont elles ont besoin de toute urgence.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévu d’intensifier ses opérations pour atteindre davantage de personnes cette année, mais le niveau de financement n’a permis de répondre qu’aux besoins de 1,5 million de personnes actuellement atteintes dans le cadre de ce cycle.
S’agissant de l’assistance alimentaire et nutritionnelle durant le mois d’octobre 2023, le rapport souligne que « le PAM avait aidé 1,7 million de bénéficiaires uniques, dont 58 % de femmes et de filles, toutes activités confondues ». Le PAM a aidé 574 000 personnes avec des transferts monétaires, 1,3 million de personnes avec une assistance en nature et 218 000 personnes avec des fournitures pour le traitement et la prévention de la malnutrition.
« Le PAM a été confronté à d’importants problèmes de sécurité en octobre 2023, le cessez-le- feu entre le Mouvement du 23 mars, les groupes armés non étatiques et les forces armées congolaises s’étant effondré dans le Nord-Kivu, ce qui a entravé l’accès des acteurs humanitaires, y compris le PAM » peut-on lire dans ledit rapport.
Depuis la mise en place du Scale Up en juin 2023, le PAM a aidé 2,2 millions de personnes en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, dans le cadre de ses programmes d’intervention d’urgence en nature, en espèces et en matière de nutrition.
En ce qui concerne les distributions d’argent, les ressources s’épuisent rapidement et le PAM réduit progressivement son utilisation de cette modalité, ce qui limite le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire qu’il peut aider, notamment les femmes et les jeunes enfants. Le manque de financement empêche toute extension du programme aux personnes ayant des besoins extrêmes.
AGNES KAYEMBE
























