Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : le Plan national stratégique de développement 2019-2023 exige une moyenne annuelle de 9,5 milliards USD

Avatar of La Rédaction

Published

on

WhatsApp Image 2020 08 17 at 16.00.38

Le Gouvernement congolais devra mobiliser en moyenne annuelle 16,26 mille milliards de CDF, soit 9,51 milliards USD pour tenir ses engagements dans le cadre de son Plan national stratégique de développement (PNSD). Le vaste Plan quinquennal 2019-2023 représente au total 81,3 mille milliards de francs congolais, soit 47,55 milliards USD.

Il va de soi que le chantier du développement n’accorde aucun répit à son artisan du fait que l’économie congolaise n’est pas à croissance inclusive.

La croissance de l’économie est en effet tirée essentiellement de secteurs extractifs notamment les mines et le pétrole qui ne sont pas porteurs d’emplois massifs.

Ce déséquilibre dans la contribution des secteurs à la croissance est la conséquence de la mauvaise gouvernance macro-économique et sectorielle, note le Gouvernement.

PNSD, la réponse du Gouvernement à la question : que faire ? 

Que faire pour construire une économie à croissance inclusive pour résoudre le problème de chômage, de revenus et donc de la pauvreté?

Le diagnostic du Gouvernement étant interpellateur, il part du constat selon lequel la pauvreté qui frappe 70 à 80% de la population est due principalement au taux élevé de chômage (63%). Aussi, les dépenses de l’Etat de consommation atteignent 70% contre 30% d’investissements productifs.

Pour ce faire, le PNSD s’appuie principalement sur les secteurs à forte potentialité de croissance (mines, hydrocarbures, métallurgie,…) et à forte potentialité de création d’emplois (foresterie, agriculture vivrière et de rente, agro-industrie…)

Cette stratégie du Gouvernement met en avant plan les secteurs extractif et agricole, comme priorités des priorités. 

L’expérience désastreuse du DSCRP doit servir de leçons dans la mise en œuvre du PNSD. Sans suffisamment de moyens nécessaires, il y a peu de chances de coincer la pauvreté qui règne en maître. 

WhatsApp Image 2020 08 17 at 00.11.18Un gap quinquénnal de 25 milliards USD

Il suffit d’observer le tableau lié aux financements du programme quinquennal pour constater qu’il se dégage un gap de l’ordre de 54,07% du coût total pour le quinquennat, c’est-à-dire 25,71milliards USD sont à rechercher. 

En réalité, le Gouvernement dispose des financements prévisibles estimés à hauteur de 37 mille milliards de CDF, soit 21,84 milliards USD. La contribution de l’Etat est en dessous de la moyenne soit 33,94% contre 11,93% de ressources venant des bailleurs. 

Avec une capacité maximale de financement de l’ordre de 45,9%, le Gouvernement est encore loin de valider le succès du PNSD. Au fait, quelques 25,71 milliards USD manquent dans la corbeille de ce programme ambitieux sous le nouveau leadership du président, Antoine-Félix Tshisekedi.

Voilà qui apporte de l’eau au moulin aux actions en cours tant au niveau des enquêtes de l’Inspection générale des finances que devant la justice qui tranche depuis peu plusieurs affaires de détournement de deniers publics dans le cadre de la lutte anti-corruption.

La mobilisation de tous les acteurs sociaux et de développement s’impose.

Depuis 2001,  rappelle-t-on, le Gouvernement a fait le choix de la gestion axée sur les résultats de développement (GRD).

Après le constat d’échec du DSCRP, les Gouvernements ont décidé de changer de paradigme et de passer à la phase de développement en mettant en place des plans nationaux de développement économique et social, pour mieux lutter contre la pauvreté. 

Ainsi, le Gouvernement congolais a levé l’option d’élaborer un Plan national stratégique de développement (PNSD).

Son intérêt est celui de doter le pays d’un cadre stratégique unique de référence pour les interventions de toutes les parties prenantes au développement, avec l’obligation de résultats et de rédevabilité. 

Le PNSD est le fruit de l’harmonisation du Programme du Gouvernement, des priorités sectorielles du programme d’urgence de 100 premiers jours du chef de l’Etat, du Programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités, du Plan national du numérique, du Programme d’urgence intégré de développement communautaire et des autres initiatives de développement.

Patrick BOMBOKA

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito

ZoomEco TV