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RDC : le procès sur le détournement de fonds dédiés à l’Exetat relance la problématique de gestion de deniers publics

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Le procès pénal opposant le ministère public et l’Etat à l’Inspecteur général à l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Michel Djamba, à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe relance le débat sur la rigueur dans la gestion des deniers publics en Rd Congo.

À la clé, plus de 900 millions de francs congolais (CDF) de l’État non justifiés par l’Inspecteur général à l’EPST.

À la lumière de tous les propos tenus à la première audience par les parties, il y a de quoi s’inquiéter en ce qui concerne le respect de la loi sur la passation des marchés publics en République Démocratique du Congo.

Michel Djamba est poursuivi pour trois préventions, notamment le détournement de deniers publics, faux en écriture ainsi que faux et usage de faux.

En ce qui concerne la première prévention, le ministère public allègue que l’Inspecteur général à l’EPST a été incapable de fournir des preuves après avoir touché 560 millions de CDF auprès du comptable public, fonds destinés aux fournitures de bureau, relatifs à la préparation des examens d’État pour l’exercice 2020.

Après avoir perçu cette somme, l’Inspecteur général à l’EPST est incapable de fournir devant les juges les preuves d’appel d’offre, le tableau comparatif des prix ainsi que la preuve de réception de matériels.

« Les règles de passation des marchés publics ont été foulées aux pieds », soutient le ministère public.

Pour sa part, le prévenu Michel Djamba estime que dans ce genre de situation, « l’essentiel est que le travail soit fait ». Comme pour dire que le respect de la loi sur les marchés publics n’est pas important.

Signalons qu’un autre cadre de l’EPST, le responsable du Service et de contrôle de la paie des enseignants (SECOPE) est poursuivi pour détournement de 13 milliards de francs congolais.

Pour cette deuxième affaire, l’audience publique y relatif est prévu le 9 mars prochain à la Cour d’appel de Kinshasa/ Gombe, en chambre foraine à la prison centrale de Makala où les prévenus sont incarcérés.

Pour rappel, les deux affaires sont portées devant les juges à l’issue d’une enquête menée par les services de l’Inspection générale des finances (IGF).

Olivier KAMO

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