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RDC : le projet du Budget 2021 approuvé par le Gouvernement à 6,8 milliards USD

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RDC : le projet du Budget 2021 approuvé par le Gouvernement à 6,8 milliards USD 1

Le projet de Loi de finances de l’exercice 2021 vient d’être approuvé par le Gouvernement central. Il est équilibré en recettes et en dépenses à hauteur de 14 247,5 milliards de CDF, soit près de 6,8 milliards USD. C’est ce qu’indique le compte-rendu du Conseil des ministres du vendredi 16 octobre 2020 dont la réunion a été présidée en visioconférence par le chef de l’Etat.

En effet, le vice-premier ministre, ministre du Budget a présenté aux membres de l’exécutif national les grandes lignes du projet de Loi des finances dont l’élaboration a pris en compte la préfiguration déjà adoptée initialement par le Conseil des ministres.

« Le budget reflète les avis des membres du Gouvernement sur les actions phares qu’ils entendent réaliser en 2021. Il est élaboré en phase avec le Fonds monétaire international avec lequel notre pays envisage la perspective d’un programme formel. Le vice-premier ministre, ministre du Budget a sollicité du Conseil des ministres l’adoption de ce projet de Loi des finances. Après débats et délibération, il a été adopté et le premier ministre a été chargé de le transmettre au Parlement », a rapporté David-Jolino Makelele, porte-parole du Gouvernement.

Si aucun paramètre du cadre macroéconomique n’est encore dévoilé, la primeur étant réservée à l’autorité budgétaire, l’on croit savoir, qu’au regard de l’équivalence en dollars révélée par le Conseil des ministres, que le taux de change moyen tournerait autour de 2 095 CDF pour 1 USD.

Toutefois, les prévisions tant en recettes qu’en dépenses publiques qui y sont alignées devraient être les plus réalistes possibles pour éviter les couacs survenus lors de l’exercice précédant qui a fini par connaitre un taux de régression d’environ 43% d’autant plus que ses prévisions n’ont pas été réalistes.

L’année 2021 sera une année au cours de laquelle l’impact de la crise sanitaire va se ressentir davantage sur les finances publiques. Car, le secteur privé aura été durement touché en 2020 par l’expansion de la pandémie au point que 36% d’entreprises ont déclaré des difficultés à honorer leurs charges fiscales. Le tiers des entreprises a mis en congé ou licencié le personnel tandis que 97% d’entreprises disent n’avoir reçu, à ce jour, aucun soutien du Gouvernement pour faire face aux effets négatifs de Covid-19. Ce qui va, sans nul doute, impacter la mobilisation des recettes l’année prochaine.

Côté FMI, l’insistance est faite sur l’impératif d’avoir un Budget 2021 conforme à la réalité. Cela exige d’éviter les prévisions de recettes qui, dans la réalisation, ne parviennent pas à faire face aux dépenses alignées sur la base des revenus qui n’existent pas.

Cette mesure préventive vise à empêcher la déstabilisation de la situation macroéconomique, laquelle pourrait entrainer le financement du Gouvernement par la Banque centrale avec pour conséquence : augmentation de la masse monétaire, l’inflation, dépréciation, du taux de change, l’instabilité macroéconomique. Une démarche à laquelle s’oppose fermement le Fonds monétaire international (FMI).

Zoom Eco

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