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RDC : le taux de pénétration du marché des assurances est de 0,5% !

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Le marché des assurances congolais est estimé à 71 à 80 millions USD de volume de primes. Ce niveau représente un taux de pénétration de moins de 0,5% (en faisant le volume des primes par rapport au PIB du pays), rapportent les statistiques de la Société nationale des assurances (SONAS). Ces chiffres ont été évoqués par le directeur général de l’Autorité de régulation des assurances intérimaire (ARCA), Alain Kaninda, lors de l’Atelier organisé dans le cadre de la Semaine française de Kinshasa.

Autant ce taux de pénétration des marché est excessivement faible par rapport à celui de la République Sud-africaine situé à 14% (rapport entre le volume de primes et le PIB), autant le marché congolais reste une véritable opportunité d’investissements des opérateurs économiques spécialistes de ce secteur technique.

Parmi les causes de cette faiblesse, Alain Kaninda a évoqué le faible pouvoir d’achat du congolais, l’absence de la culture d’assurances, la délocalisation des assurances de grands risques, le non respect des obligations d’assurances par les sociétés, et la gestion des entreprises d’assurances.

« Il y a également le problème de confiance qui doit être rétabli entre la population et les assureurs. D’où, la nécessité pour l’ARCA de mettre en place un marché dynamique qui fonctionne conformément aux normes internationales. Les nouveaux opérateurs doivent se conformer aux normes que nous avons établies. Celles-ci obligent aux sociétés de démonter notamment leur solidité financière», a insisté le directeur général de l’ARCA.

Le régulateur congolais d’assurances affirmé avoir reçu des dossiers de demande d’agrément des plusieurs sociétés. Ces dossiers se trouvent actuellement au bout de leur analyse.

D’après Alain Kaninda, l’ARCA va, dans les prochains jours, annoncer les premières sociétés qui vont obtenir l’agrément. Elles devront répondre aux conditions d’avoir un capital minimum de 10 millions USD, de gouvernance de qualité, de présenter une offre des produits accessibles et adaptés aux besoins du peuple congolais.

Le DG ai de l’ARCA, répondant aux questions de l’assistance. Ph. @Zoom_eco

« Nous ne voulons pas un marché ouvert à une seule classe sociale. Il faut que ce toutes les couches sociales aient accès. Nous ne regardons pas seulement la rentabilité des sociétés. Mais nous veillons également sur le fait que l’ambition de celles – ci doit rencontrer les besoins du peuple. C’est l’un des critères. Les produits doivent être accessible et adaptés. Solvabilité et solidité financière», a – t – il insisté.

Les nouveaux opérateurs qui vont arriver, y compris la Sonas et les courtiers qu’elle a préalablement agréés, ont l’obligation de se conformer au Code des assurances. Elles doivent se soumettre à la régulation en tenant compte des critères établis tant que le marché vient d’être libéralisé.

En effet, rappelle le directeur général de l’ARCA, c’est juste une mutation de la situation monopolistique vers la concurrence.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

Edito

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