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RDC : les cinq avantages de la diversification économique

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[EDITO] – Combattre la vulnérabilité de l’économie face aux chocs exogènes et endogènes, créer  la richesse nationale et des emplois stables, contribuer à la substitution aux importations, acquérir des nouvelles technologies et lutter contre la détérioration des termes de l’échange. Tels sont les cinq avantages que la diversification économique peut apporter à la RDC.

Des économistes sont d’avis que la diversification de l’économie consiste pour un Etat, à élargir l’espace de ses produits, en développant plusieurs secteurs de production. Et dans ce processus, la RDC devrait orienter toute sa stratégie sur quatre principaux secteurs, à savoir : l’énergie (électricité nécessaire), les infrastructures (voies de communication), l’industrie (des secteurs porteurs) et les ressources humaines (le capital humain).

Le gouvernement de la République a adopté la diversification comme stratégie de développement. Celle – ci devra se traduire à travers la création de Points lumineux de développement (PLD) qui contiendront, d’après le programme national stratégique de développement  (PNSD) 2018-2022, des Parcs agro-industriels et/ou des Zones économiques spéciales suivant les spécificités de provinces. Au total, Il y en aura au total 20, regroupés en 7 corridors dont celui de l’ouest de la RDC.

La même stratégie de l’exécutif s’appuie sur le développement de six secteurs et filières : (1) l’agriculture  et  la chaîne agro-alimentaire; (2) la forêt et les industries de transformation et de commercialisation du bois; (3) les mines; (4) les bâtiments et matériaux de construction; (5) le tourisme et l’hôtellerie ; et (6) les  services financiers.

Des efforts fournis à ce stade pour diversifier l’économie nationale, conformément à cette vision, n’ont pas encore escompté des résultats souhaités. Le tableau indiquant l’évolution des investissements admis au Code des  Investissements entre 2014 et 2017 (ci-dessous) est plus explicite.

Concrètement, le secteur primaire capte le plus gros, soit le double des investissements privés, par rapport aux secteurs de l’industrie, de l’agriculture et des infrastructures. Cela traduit clairement le fait que la RDC n’investit pas encore suffisamment pour l’industrialisation de son économie. Conséquence : l’importation de 90% de biens de consommation et l’exportation sans valeur ajoutée de ses ressources naturelles.

Dès lors, il est impérieux que cette réalité change. La rente minière, les ressources des hydrocarbures et les retombées du secteur des Télécoms devraient permettre également de financer la diversification de l’économie nationale. Cela étant le levier de la croissance économique solide et durable et prône un développement équilibré de l’Etat.

Au-delà des mesures d’incitations garanties par l’Etat dans le Code des investissements, des experts sont convaincus que le gouvernement devrait accélérer la mise en œuvre de la réforme fiscale et l’assainissement du climat des affaires en RDC.

Encore que d’autres textes légaux tels que la Loi sur le Partenariat public-privé, la Loi sur la sous-traitance, le Code minier, la Loi sur les hydrocarbures ainsi que le Code forestier doivent également être d’application stricte.

A tout prendre, la diversification de l’économie nationale demeure un passage obligé pour booster la croissance économique durable et profitable au peuple congolais. Le futur président de la République, son gouvernement et le parlement auront la charge de partir de ces acquis afin de les consolider et rattraper le retard que la RDC a connu depuis des décennies.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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