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RDC : les dessous des cartes des sanctions des USA contre les leaders de la CENI

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[OPINION] – Les sanctions américaines prises par le département du Trésor contre les dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont motivées par des actes de corruption fondés sur des soupçons. Des esprits panafricanistes s’insurgent contre cette attitude néo-colonialiste de Washington à toujours dicter sa loi dans des pays souverains.

La prise de ces sanctions est semblable à un arbre qui cache toute une forêt. Comme pour dire il y a des raisons occultées dont le commun de congolais ne peut comprendre. Tout étant essentiellement motivé par des intérêts américains aux États-Unis d’Amérique comme en RDC.

La vérité est telle que certains facteurs réalistes indiquent que le vrai problème de l’administration Trump c’est de n’avoir pas réussi à garder le contrôle du processus électoral en RDC. Ce dernier aura été piloté et financé souverainement par le peuple congolais sans un quelconque appui extérieur. Un cas d’école salué par des africains.

Dès lors que le succès de ce processus est caractérisé par la première alternance pacifique au sommet de l’Etat en RDC, les USA devraient trouver une parade pour se remettre au cœur de l’actualité. Dénoncer les pratiques de corruption, de mauvaise gestion du processus électoral et prendre des sanctions exemplaires contre certains hommes clés du pilotage des opérations électorales à titre de dommages collatéraux leur permet ainsi de jouer, en aval, un rôle dans ces élections historiques.

La seconde vérité, c’est la guerre occidentale contre la machine à voter dont le marché production a été attribué aux sud-coréens par la RDC. Cet invention congolaise et réponse aux difficultés opérationnelles électorales congolaises a été au centre des critiques acerbes des capitales occidentales.

Mais au finish, toutes se sont rendues compte que l’outil à donné des résultats satisfaisants contrairement à leurs inquiétudes frisant la diabolisation du fait que les sociétés occidentales n’ont gagné ce marché important.

Par ailleurs, une frange de la classe politique donne un son concordant avec les panafricanistes pour critiquer ces sanctions américaines contre Corneille Nangaa, Norbert Basengezi et Marcellin Mukolo de la CENI. Trois bonnes raisons les justifient :

Primo. Elles violent la souveraineté de la RDC pour une raison farfelue visiblement parce que les États-Unis d’Amérique n’ont pas trouvé leur intérêt dans le processus électoral.

Il est aberrant pour un congolais nationaliste d’admettre que ses concitoyens soient sanctionnés et salis par un Etat étranger. Nous devrions, comme un seul homme, dénoncer cette pratique néocoloniale pour nous faire respecter en tant que peuple. Quel jour, la RDC pourrait-elle sanctionner des dirigeants américains? Si cela ne pourra pas se faire, pourquoi devons nous l’accepter chez nous ?

Secundo. Des sanctions fondées sur des incohérences. S’il y a eu 100 millions USD de surfacturation du contrat d’acquisition des machines à voter, donc un engin a coûté 600 USD à l’Etat congolais. Comment expliquer qu’une telle machine multifonctions avec des composantes additionnelles exclusives et livrée en RDC ait le prix d’un smartphone moyen?

Tertio. Le caractère arbitraire de ces sanctions se justifie notamment par les discours contradictoires au sein de la même administration américaine. Le département d’État salue le déroulement des scrutins ayant consacrés l’alternance au sommet de l’Etat alors que le Trésor remet en cause ces acquis indéniables.

Les États-Unis s’apprêtent à accueillir le président Félix Tshisekedi du 3 au 5 avril prochain. Comment expliquent-ils leur soutien au nouveau chef d’État congolais pendant qu’ils sanctionnent les dirigeants de la CENI au motif que les résultats de la présidentielle l’ayant proclamé vainqueur ne reflètent pas la volonté du peuple ? Il y a anguilles sous roches.

Dans ce même ordre d’incohérences, les auteurs de sanctions contre des nationalistes congolais ont accusé ces derniers d’avoir intentionnellement retardé l’enrôlement au Kasaï du fait que c’était un fief de l’opposition.

Cependant, qui oublie qu’au Kasaï plusieurs agents de la CENI ont été décapité blocant ainsi le début de toute formation ? Qui ne sait pas que plusieurs antennes de la centrale électorale ont été incendiées avec des matériels d’enrôlement ? Faudrait-il rappeler que les atrocités Kamuina Nsapu ont sévi cette partie du pays pendant la période d’enrôlement électeurs ? Les américains ont-ils oublié que leur compatriote Michael Sharp y a perdu la vie?

Par dessus tout, j’observe que dans un contexte difficile où le gouvernement congolais s’est mis la corde au cou pour financer les opérations électorales, les dirigeants de la CENI ont visiblement pris et appliqué de décisions managériales pour ne pas bloquer la machine afin de respecter les délais contraignants.

Il y a lieu de reconnaître qu’ils ont fait leur travail pour défende l’intérêt supérieur de la Nation. Et les résultats sont là. L’alternance politique dans la paix. Ce que d’aucuns, y compris les américains, avaient redoutés. Ne méritent-ils pas d’être honorés par l’Etat pour leurs efforts héroïques?

Si la CENI s’apprête à présenter à l’Assemblée nationale le rapport de gestion du processus électoral, financé entièrement par le Trésor public, il est impérieux que le peuple congolais soit informé dans les détails.

Ambroise Mukendi Katolo Mamba, politologue

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