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RDC : les six obligations éthiques des membres du Gouvernement

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RDC : les six obligations éthiques des membres du Gouvernement 1

Vice-premiers ministres, ministres d’État, ministres près, ministres délégués, ministres et vice-ministres, chaque membre du Gouvernement Ilunga Ilunkamba se sont mis la corde au cou. Ils ont marqué leur adhésion aux six obligations éthiques et à la seule sanction de démission en cas de défaillance.

Il est question de respecter scrupuleusement l’Acte d’engagement éthique signé par chacun, ce mercredi 18 septembre 2019, lequel acte est en phase avec des valeurs fondamentales prônées par la Constitution, les lois et règles de la Rd Congo.

En signant ce document, tous les membres du Gouvernement ont témoigné leur dévouement, l’honnêteté, l’intégrité, l’équité, la dignité, l’impartialité et la loyauté dans les relations avec leurs collègues et le public.

D’après la lecture de l’Acte d’engagement éthique faite par le secrétaire général du Gouvernement, ils sont contraints d’observer une série d’obligations.

Six obligations éthiques
Chaque membre du Gouvernement s’est engagé à se réserver :

– De se prononcer sur toute affaire sur laquelle il a à directement ou indirectement un intérêt personnel. Conflit d’intérêts.

– D’exercer, par lui-même ou par personnes interposées, toute activité commerciale professionnelle mandat ou service rémunéré. Incompatibilité.

– De divulguer le secret professionnel. Confidentialité.

– D’utiliser les biens publics pour des fins personnelles. Abus des ressources publiques.

– De recevoir des cadeaux d’une valeur excédent CDF 350 000 (francs congolais) de ceux qui sont en relation professionnelle avec lui (membre du Gouvernement) directement ou indirectement. Impartialité.

– De se conformer à tous les articles du Code de conduite l’Agent public de l’État en vigueur depuis 2002.

Une sanction, épée de Damoclès
La sanction prévue en cas de non respect de l’une de ces dispositions est lourde. L’Acte d’engagement éthique prévoit que le membre du Gouvernement concerné (défaillant) renonce à son mandat au cas où le manquement serait établi.

C’est ici que la rigueur du premier ministre, Sylvestre Ilunga sera appliquée pour éjecter tout celui qui brillerait par la pratique d’antivaleurs qui ont pollué les institutions publiques.

Pour le président de la République, l’enjeu consiste à moraliser la vie au sein de l’appareil de l’État afin d’avoir des animateurs exemplaires qui ne vont pas au Gouvernement avec des motivations de s’enrichir au détriment des intérêts de la Nation. D’où la portée de la vision : « le peuple d’abord.»

Quid de la publicité?
Quant à la publicité de cet Acte d’engagement éthique, les membres du Gouvernement se sont engagés à afficher une copie dans leurs bureaux respectifs et d’en vulgariser le contenu aux membres de leurs cabinets ainsi que de leurs administrations.

Après avoir apposé sa signature sur le document, chacun a reçu un exemplaire du Code de conduite de l’Agent public de l’État et d’une annexe relative au Code de conduite des membres du Gouvernement.

Pour toute clarification sur les obligations de ce Code, l’Acte prévoit que le membre du Gouvernement désireux d’en obtenir s’adresse au bureau du premier ministre.

La prochaine étape consistera, pour tous ces membres du Gouvernement de signer un Contrat de performance avec le premier ministre afin de faciliter l’évaluation temporelle de l’action de chacun pour des sanctions appropriées, positives ou négatives selon les cas.

Cette façon de faire augure une nouvelle gouvernance du pays axée sur les résultats et l’éthique professionnelle de ses animateurs. Telle est la vision du président de la République soutenue par la Coalition politique FCC-CACH et mise en oeuvre par le premier ministre.

Eric TSHIKUMA

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