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RDC: L’incubateur Ingenious City décrypte l’entrepreunariat féminin, ses challenges et ses opportunités

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A l’occasion de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, l’incubateur Ingenious City, a mis un accent, le mercredi 18 novembre 2020, sur l’entrepreneuriat féminin, ses challenges et ses opportunités en République Démocratique du Congo.

Ingenious City a en effet célébré cet événement planétaire à travers une matinée de panels organisée dans ses locaux dans la concession Procoki à Kinshasa.

Selon les organisateurs, l’objectif principal est celui d’inciter le plus grand nombre de personnes à exploiter leur esprit d’initiative et d’innovation, au moyen d’activités locales, nationales et internationales.

Pour célébrer cet écosystème entrepreunarial et son dynamisme en République Démocratique du Congo,
Ingenious City a accueilli un public essentiellement composé d’entrepreneurs et aspirants entrepreneurs ainsi que plusieurs organisations et acteurs de l’écosystème entrepreneurial autour d’une ​matinée de panels sur l’entrepreneuriat et ses challenges en République Démocratique du Congo.

Cette matinée a connu​ trois grands temps forts.

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Au cours du premier panel, deux jeunes entrepreneures ont dû passer en revue les challenges et opportunités liés à l’entrepreneuriat féminin.

Il s’agit de la Fondatrice de Manga and Geek Days (Salon de jeux vidéos), Krystel Kalanga et la Directrice exécutive de Kukula Group, Arlene Agneroh.

D’entrée de jeu, Krystel Kalanga estime que la société congolaise est fondée sur plusieurs postulats socio-culturels qui contrarient souvent la femme entrepreneure.

Chez nous on considère que la femme ne doit pas beaucoup étudier, sinon elle risque de ne pas trouver un mari et fonder famille, certains avancent même qu’il y a des domaines de l’entrepreunariat exclusivement dédiés aux femmes”, explique-t-elle.

La jeune entrepreneure pense qu’il s’agit là d’un problème culturel. Néanmoins, elle reste convaincue qu’avec le temps, le vent de changement des mentalités aidera à se départir de ces préjugés.

Venue, elle, des milieux des télécoms et des banques, la consultante des Agences des Nations-Unies, Arlène Agneroh, croit, pour sa part, que les choix de chaque entrepreneur sont toujours influencés par son environnement immédiat. ”L’intelligence n’a pas de sexe mais ceux qui nous entourent déterminent à bien d’égards nos choix, d’où l’intérêt de cesser notre retenue pour découvrir plus de choix”, dit-elle.

Les points-de-vues des deux panelistes posent le problème des efforts à fournir par chaque femme entrepreneure pour éteindre le doute au moment du lancement d’un projet.

A ce niveau, Krystel Kalanga reste persuadée que ‘‘les femmes sont naturellement des gestionnaires plus performantes que les hommes même si ceux-ci prennent beaucoup plus de risques.”

Elle fonde ses propos sur une récente étude américaine qui démontre que pour un dollar investi, la femme entrepreneure était capable de développer son business et gagner 75 cents supplémentaires alors que la performance de l’homme avoisine un gain de 35 cents.

Selon elle, face aux défis multiformes, la femme entrepreneure doit faire le maximum pour intégrer des réseaux d’affaires, à l’instar d’Ingenious city ou encore Makutano, deux projets porteurs du secteur privé en République Démocratique du Congo.

Pour sa part, Arlène Agneroh voit, elle, qu’au-delà des efforts pour bâtir un réseau d’affaires plus solide, il y a lieu de saisir les meilleures opportunités.

Elle croit mordicus qu’il est possible de tirer du positif dans le fameux slogan kino-congolais ”chance eloko pamba”.

Cela veut tout simplement dire, à son avis, qu’il y a des opportunités pour qui que ce soit dans la société. A chacun donc de s’engager pour en tirer profit.

Krystel Kalanga abonde dans le même sens et soutient la nécessité d’exploiter au meilleur profit les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La jeune entrepreneure peut exploiter par exemple le moteur de Google et elle y trouvera de nombreuses solutions qui sont parfois gratuites”, propose-t-elle. Et de renchérir : ” dans un groupe, la jeune entrepreneure souvent doute, elle ne se croit pas assez compétente, c’est un complexe à bannir’‘.

Ce qui fait dire à Arlène Agneroh que ”le changement pour chaque femme entrepreneure commence à son échelle. C’est là que naît l’effet boule de neige, indique-t-elle.

Ayez moins de doute mais plus confiance en vous, soyez différente et rendez-vous interressante”, conseille-t-elle aux jeunes entrepreneures.

D’après elle, le changement de comportement s’impose pour garantir le développement de son projet entrepreunerial.

Soyons des exemples pour ceux qui nous entourent”, a-t-elle déclaré.

En s’inspirant de son expérience professionnelle, la spécialiste des jeux vidéos, Krystel Kalanga, prodigue, de son côté, trois conseils à la jeune entrepreneure:

1. Avoir confiance en soi

Elle veut que la jeune entrepreneure se serve de la maxime de Socrate qui stipule : ‘‘connais-toi toi-même”.

Au départ, c’est une très ancienne maxime de la sagesse grecque antique inscrite à l’entrée d’un temple. Elle signifiait : Sache que tu es mortel, et non divin.

Mais Socrate va donner une toute autre signification à ce précepte : « Sache qu’il y a en toi un principe d’excellence qui doit guider tes actions : la raison ».

La confiance en soi s’impose comme un élément moteur.

2. Avoir la maîtrise de son business (sa niche)

Pour Krystel Kalanga, personne d’autre au monde ne devrait mieux maîtriser votre business modèle ou la valeur ajoutée de votre projet que vous-même.

3. Rester toujours humble

L’amatrice des jeux vidéos allègue que la jeune entrepreneure doit toujours rester humble et professionnelle.

En soutien aux arguments avancés par Krystel Kalanga, l’ancienne agent des banques, Arlène Agneroh, considère, elle, sur ce sujet, que la jeune entrepreneure doit de surcroît développer quatre attitudes à savoir travailler sur soi, avoir confiance en soi (se dire que je peux), avoir une conscience professionnelle et développer sa capacité managériale à trouver des clients. Une tâche qui ne sera de tout repos dans un environnement concurrentiel.

‘Soyez prêtes à recevoir des critiques”, a-t-elle lancé aux jeunes entrepreneures.

Organisée en partenariat avec le programme d’incubation “Orange Corners RDC et TUJENGE STEM” , cette activité intervient dans le cadre des missions d’Ingenious City. Lesquelles missions visent à former aux compétences entrepreneuriales, promouvoir l’esprit d’entreprise et connecter les acteurs de l’écosystème en République Démocratique du Congo.

Patrick BOMBOKA

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